La révolution numérique dans les banques et les assurances

L’ACPR a publié ces derniers jours son rapport sur l’influence du numérique dans le secteur des banques et des assurances en France.

Celle-ci met en valeur les nombreux défis que cette révolution impose aux banques, traditionnelles dans leur processus,  ainsi que les nouveaux risques qui y sont liés

 L’avènement des GAFA et de leurs services proposés gratuit entraine une modification des attentes des consommateurs sur les services financiers alors même que la fourniture de ces services entraine des coûts plus ou moins important pour les établissements les fournissant. A titre d’exemple, lorsque vous effectuez un chargement de fonds ou un retrait de votre compte PretUp cela entraine une facturation vis-à-vis de notre prestataire de service de paiement. Le coût de ces opérations est entièrement supporté par les emprunteurs sur PretUp.

Le Numérique a ainsi pu voir l’émergence d’une multitude d’acteurs qui ont plus s’implanter à divers endroits de la chaîne de valeur bancaire (qui inclus la relation client, la conception des produits, la gestion du risque etc…) ainsi qu’une multitude de partenariats afin d’offrir un service le plus complet, mais en accentuant la dépendance des acteurs du système auprès de leurs différents partenaires.  Cette multiplication des partenariats a aussi un autre effet « indésirable » : celui de rendre plus compliqué les procédures d’identification des clients, ou KYC, dans le cadre de la lutte anti-blanchiment.

Les risques liés au cyber-attaques sont aussi pointés du doigt. La multiplication des flux de données rends plus important le risque de piratage de ces même flux.

Toutefois de nouveaux projets basés eux aussi sur les évolutions technologiques ont vu le jour pour contrer ces effets indésirables. Par exemple la Société Général a récemment introduit la reconnaissance biométrique faciale (technologie déjà utilisée lors des passages aux frontières).

L’étude de l’ACPR est à retrouver sur ce lien

PretUp / 23 mars 2018