Livret A, PEL et Assurance-vie : nouvelles annonces sur la fiscalité

La semaine dernière, un article publié sur ce blog (http://blog.pretup.fr/la-reforme-sur-les-revenus-de-la-fiscalite-du-patrimoine/)  détaillait la mise en place de la flat tax. Au moment de la publication de celui-ci il n’était pas encore clair si cette taxe s’appliquerait au PEL. Depuis le gouvernement a apporté des précisions à ce sujet :

  • Si le PEL a été ouvert avant janvier 2018 alors les revenus engendrés par ce placement ne seront pas soumis au prélèvement unique de 30%. Ainsi si votre PEL a été ouvert avant le 1° janvier 2018 il bénéficiera de l’exonération d’impôts pendant les 12 premières années d’épargne. Cependant, les intérêts perçus après les 12 premières années d’épargnes seront taxés au taux de 30%.
  • Pour toute ouverture de PEL à partir du 1° janvier 2018, les intérêts perçus seront eux aussi soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30%.

En revanche, les revenus issus de l’immobilier ne seront pas soumis à la flat tax et continueront d’être sous le régime fiscal actuel et leur avantages fiscaux restent inchangés. Ainsi l’imposition des revenus fonciers pourra grimper jusqu’à 50% alors que les autres revenus du capital seront taxés à 30%.

Concernant l’assurance-vie, le ministre de l’Economie a également confirmé que ce placement ne sera pas taxé si les encours sont de moins de 150 000€ pour une personne seule et 300 000€ pour un couple. En revanche, si les encours sont supérieurs alors la différence avec les valeurs seuils sera soumise à la flat tax de 30%.

Le gouvernement a aussi annoncé le gel du taux des livrets A, à 0.75%. Avec le gel de ce taux il s’agirait en réalité d’une contrepartie pour les bailleurs sociaux : en échange d’une baisse de 60€ des loyers (qui compenserait la baisse de 60€ par mois des APL) les organismes HLM obtiendrait des conditions de financement à taux fixe favorable. Cela se résume par la formule suivante : plus le taux du livret A est  faible, plus les taux d’emprunts des organismes HLM sont faibles. En revanche, comme annoncé précédemment les intérêts produits par les Livrets A ne seront pas soumis à la flat tax et continueront d’être exonérés d’impôts.

Dans l’ensemble, cela est un indicateur de la volonté du gouvernement à  réorienter l’épargne vers le financement des entreprises en gelant les taux d’intérêts ou en alourdissant la fiscalité de produits d’épargnes réglementés et sans risques.

Pour rappel le projet de loi sur la flat tax sera présenté le 27 septembre en conseil des ministre et débattu au parlement courant automne pour un vote en fin d’année.

PretUp le 14/09/2017

 

La réforme sur les revenus de la fiscalité du patrimoine

Actuellement le gouvernement réfléchi à la mise en place d’une taxe unique pour les revenus du capital, aussi appelé flat tax, s’élevant à 30%, afin de mettre en place un régime plus favorable aux investissements. Ce projet de loi sera présenté le 27 septembre en conseil des ministres. Il sera ensuite présenté au parlement courant automne pour un vote en fin d’année

La flat tax est un impôt avec un taux unique qui s’applique à tous les contribuables, indifféremment de leurs ressources, à la différence de l’impôt sur le revenu par exemple qui est progressif.

Actuellement si vous possédez un placement à revenu fixe, le régime de la fiscalité prélève un impôt à la source de l’ordre de 24%, auquel s’ajoute 15.5% de CSG.

Néanmoins, en fonction de votre revenu fiscal de référence (moins de 25 000 € pour les personnes seules, moins de 50 000 € s’il s’agit d’une imposition commune), vous pouvez faire une demande de dispense d’acompte, le prélèvement à la source étant seulement un acompte, et ce avant le 30 novembre 2017 pour les intérêts qui seront perçus en 2018… mais c’est également en 2018 qu’interviendrait la mise en place du prélèvement forfaitaire à taux unique, la flat tax !

Voici comment se découperait cette flat tax à partir de la base suivante :

– 17.2% de prélèvement sociaux, en hausse de 1.7%

– 12.8% d’impôts

L’application de cette taxe reste toutefois soumise à une variable : l’approbation du contribuable. En effet celui-ci pourra choisir entre être imposé à la taxe unique de 30% ou être imposé selon l’ancien barème, en fonction de ce qui est le plus avantageux pour lui. Néanmoins, la hausse de la CSG reste d’actualités dans les deux cas.

Egalement, les différents abattements mis en place jusque là (dividendes, plus-values, assurances-vie,…) seront maintenus, ce qui sera bien sûr à prendre en compte dans le choix de votre régime d’imposition.

Ainsi concernant les revenus provenant d’intérêts, leur taxation variera entre 17.2% et 59.9% (contre une fourchette allant de 15.5% à 58.2% actuellement, +1.7% de CSG).  Sous ces conditions, tous les contribuables auront un  avantage à choisir le régime de la flat tax, hormis ceux qui sont déjà non-imposable.

Pour les revenus issus des dividendes il faut là aussi prendre en compte l’augmentation de la CSG pour faire ses calculs avec une particularité : la base d’imposition à l’IR bénéficie d’un abattement de 40%.  Ainsi les taux varieront entre 17.2% et 41.9% (contre une fourchette allant de 15.5% à 40.2% actuellement). Sous ces conditions, seuls les ménages imposés à partir de la tranche de  30% auront un avantage à choisir la flat tax.

Pour le calcul du meilleur régime concernant la taxe sur les plus-values provenant d’actions, cela est un peu plus compliqué puisque qu’il faut aussi prendre comme variable la durée de détention des actions. Dans l’ensemble, si vous faîtes partie des tranches imposées à 41% ou plus, alors il sera préférable de choisir la flat tax, et ce peu importe la durée de détention des actions. En revanche, pour la tranche comprise entre 30 et 41% l’application de la flat tax ne sera préférable que si vous avez détenu vos actions pour une durée de moins de 8 ans. Dans tous les autres cas, le barème actuel, mais avec l’augmentation de la CSG (+1.7%), vous sera préférable.

Pour les assurances-vie l’imposition restera la même. La flat tax s’appliquera seulement sur les versements qui auront été effectués après la mise en place de la réforme et seulement si l’assuré dispose de plus de 150 000 € d’encours. Il est aussi à noter que les avantages liés aux successions seront maintenus, cela incluant les abattements de 30 500 € ou 152 500 €.

Il existe encore cependant quelque incertitudes concernant la flat tax à savoir :

– S’appliquera-t-elle également aux plus-values issues de biens immobiliers ?

– S’appliquera-t-elle aux plans épargne-logement ?

– Les SCPI continueront-elles d’être imposées à l’ISF ?

– les revenus fonciers seront-ils aussi soumis à la flat tax ?

En revanche il semblerait que cette flat tax ne concernerait pas les revenus issus de livrets A ou de PEA (si celui-ci va au terme de sa durée de vie).

Malgré cette hausse de 1.7% de la CSG c’est donc dans l’ensemble une réforme qui est favorable aux contribuables, ceux-ci ayant le choix de leur régime d’imposition, et donc du régime qui les favoriserait le mieux.

PretUp  le 07/09/2017

Les investissements repartent à la hausse en France

La Banque de France vient de publier un rapport indiquant que les crédits pour les investissements en France avaient atteint leur rythme le plus haut depuis avril 2009. La croissance des encours de   crédit est de 7.1 % sur les douze derniers mois

Les encours de crédit de trésorerie ont également progressé de 3.5 %.

Au total, les encours bancaires que doivent rembourser les entreprises s’élèvent  à 948 milliards en juillet contre 903 milliards l’année dernière. Ces encours sont composés de 663 milliards de crédits d’investissement et de 226 milliards pour de la trésorerie.

Même si le dispositif de suramortissement fiscal a pris fin à la mi-avril comme nous l’avons vu dans un précédent article, il continue de s’appliquer sur les commandes passées avant cette date et influencent positivement cette tendance.

Il faut cependant rester attentif aux risques liés à cette progression des encours. C’est pour cela que le Haut Conseil de la stabilité financière étudie les causes et les effets de cette progression pour prendre les mesures qui s’imposent en cas de besoin.

PretUp / 31 août 2017

Les Banques en ligne ne rapportent pas d’argent …

Malgré leurs filiales physiques plus que bénéficiaires, les banques en ligne ont de grandes difficultés à réaliser du bénéfice. Le marché a ainsi cumulé plus de 80 millions de pertes sur l’exercice 2016.

Le leader sur le marché, Boursorama Banque, une filiale du groupe Société Générale, cumule plus de 24 millions de pertes. Groupama Banque, récemment achetée par Orange et transformée en Orange Bank est en deuxième place avec 21.2 millions de perte. La filiale du Crédit Agricole, B for Bank cumule quant à elle 17.3 millions d’euros . Pour terminer Axa Banque et Monabanq cumulent respectivement 13 millions et 6 millions d’euros de pertes.

Seule exception, la banque Fortuneo, filiale de Crédit Mutuel  Arkéa, qui a réalisé un bénéfice net de 9 millions d’euros.

Certaines banques ne figurent pas dans ce cumul car elles n’ont pas publié leurs comptes.

Les raisons ?

Une forte concurrence car l’offre est trop « éclatée » avec les nombreuses plateformes présentes sur le créneau. Il faut compter presque une filiale banque en ligne pour chaque banque « classique » ainsi que des startups qui ont choisi ce positionnement. L’offre est supérieure à la demande donc car de nombreux français ne souhaitent pas changer leurs habitudes bancaires, surtout pour les détenteurs de prêts immobiliers qui ne facilitent pas la mobilité bancaire. Il faut également prendre en compte les primes de bienvenues versées à l’ouverture d’un compte qui peuvent représenter un coût non négligeable quand on sait que les clients se comptent en centaines de milliers. Certaines comme Monabanq proposent jusqu’à  120 € pour inciter les clients à s’inscrire. Comme la plupart des produits proposés sont gratuits, il est difficile pour ces établissements de crédit de générer assez de Produit net Bancaire pour faire face à leurs charges de fonctionnement. Par ailleurs, les banques en ligne utilisent le système d’informations de la maison mère dont les évolutions sont lourdes en raison de l’ancienneté du système (système Mainframe datant des années 70). Les charges IT des Banques de ligne représentent donc un coût non négligeable dans les bilans financiers par rapport aux FinTechs  (tels que l’allemande N26) qui sont repartis d’une feuille blanche pour construire leur infrastructure informatique.

Pourquoi  continuer alors que les pertes s’accumulent ? Il faut rappeler que les banques en ligne sont une projection long terme, c’est un marché sur lequel il faut être installé pour les futures générations de clients, sous peine de perdre de nombreuses parts de marché à l’avenir. Et continuer d’innover, pour attirer de nouveaux clients est bien évidemment indispensable.

PretUp / 24 août 2017

Les problématiques de financement des chefs d’entreprise : le financement du poste Client

Le financement du poste client :

De nombreuses entreprises réalisent des prestations de services ou de la vente de biens qui ne génèrent pas immédiatement un paiement de la part des clients comme ça peut-être le cas dans les magasins, les boulangeries, etc. Une partie du paiement se fait à la commande, c’est ce qu’on appelle un acompte, et la fin du paiement se fait à 30 ou 60 jours en moyenne en fonction des secteurs d’activités.

Ce qui génère de gros décalages de trésorerie pour l’entreprise car elle doit engager des dépenses pour offrir la prestation aux clients mais n’obtenir la rémunération que bien plus tard, et il n’y a pas toujours la garantie d’être payé en temps et en heure. Quand on sait que 25 % des dépôts de bilan le sont en raison des impayés, il est nécessaire d’avoir des solutions pour palier à ces décalages.

L’affacturage permet de financer par anticipation des créances clients. Elle n’est réservée que pour le commerce entre entreprises (business to business ou B2B) et ne peut pas être utilisée pour les créances sur les particuliers.

C’est un établissement de crédit spécialisé, l’affactureur, qui va gérer l’affacturage. Il propose un contrat à l’entreprise qui regroupe 3 prestations bien distinctes. L’entreprise choisi ce qu’elle souhaite comme prestations :

Recouvrement : c’est la gestion de la relance des débiteurs en cas de retards, l’encaissement et le service contentieux en cas de non-paiement.

Avance de trésorerie : L’affactureur avance les fonds à l’entreprise dès présentation de la facture, en déduisant le montant de ses frais de gestion. La facture n’est pas cédée  et il revient à l’entreprise de relancer le client car en cas de non paiement, elle devra rembourser l’avance à l’affactureur.

Service d’assurance crédit : elle assure une protection contre les impayés clients. La situation de chaque client et prospect est évaluée et l’assurance est mise en place contre tout risque de non-paiement en contrepartie d’une cotisation payée tous les mois.

La solution d’affacturage comprend malgré tout quelques inconvénients :

– Elle met du temps à être mise en place

– Le financement des factures dépend de la solvabilité de l’entreprise, de ses clients et du risque général du portefeuille de clientèles

– Un contrat d’affacturage comprend généralement un pourcentage obligatoire du chiffre d’affaires à céder en affacturage, que l’entreprise ait besoin ou non de la trésorerie

D’autres solutions sont en train d’émerger. Des plateformes  FinTech lancées ces dernières années telles que (Finexkap en France, Edebex en Belgique) proposent une solution plus simple et en lignede que la mise en place de l’affacturage, même si les Factors bancaires ont dernièrement sorti de nouvelles solutions en ligne : nous pouvons citer « Cash-in-time » qui est proposé par le Crédit Agricole (financement des factures en 24h à un coût unitaire de 3.5% ). Elle permet aux entreprises de revendre en quelques clics leurs factures et d’obtenir du cash en quelques jours. Par exemple une facture de 10 000 € sera acheté 9650€ € sur la plateforme.

PretUp / 16 août 2017

Intérêt et bilan du suramortissement pour les entreprises

491_124527452

Mis en place par la loi Macron depuis le 15 avril 2015, le suramortissement est un dispositif fiscal qui permettait aux entreprises de déduire de leur résultat imposable une somme égale à 40 % de la valeur d’origine d’un bien acquis ou fabriqué, en plus de l’amortissement habituel sur leur résultat imposable. Cette déduction est à répartir de façon linéaire sur la durée d’utilisation du bien. Il s’applique sur tous les investissements productifs tels que des machins-outils à commandes numériques, du matériel de manutention, etc. Il permettait donc de déduire 140 % de la somme de l’immobilisation au lieu de 100 %.

Prévu pour un an jusqu’au 14 avril 2016,  il a finalement été prolongé d’un an au 14 avril 2017 avec l’ajout de nouveaux biens comme les véhicules propres, certains appareils informatiques ou encore des installations liées à la fibre optique.

Cette solution a permis d’inciter les entreprises à réaliser davantage d’investissements productifs.

Les effets :

L’investissement des entreprises a ainsi augmenté de 2.7 % en 2015 et de 4 % en 2016 en la combinant avec les taux bas actuels. Il a permis de rattraper une partie du retard pris par les entreprises françaises en termes de robotisation

Cette déduction extra comptable a permis de réduire l’IS des entreprises d’environ 13.33 %.

Pourquoi le dispositif n’a pas été reconduit ?

Le coût pour l’état a été évoqué : pour 2016 il était de 820 millions d’euros et pour 2017 il devrait atteindre 1 milliard d’euros.

Evidemment les entreprises déplorent la fin du suramortissement car la compétitivité de l’appareil de production français est encore jugé insuffisante et elles réclament une remise en place du dispositif pour continuer l’investissement.

Cette mesure fiscale a-t-elle permis à la France de rattraper le retard pris par rapport au tissu industriel très développé de l’Allemagne ? La question reste ouverte…

PretUp 28 juillet 2017

La transformation numérique, un casse-tête à financer ?

Illustration blog

Le numérique a actionné un changement d’envergure dans le monde de l’entreprise. Il est aujourd’hui  vitale pour l’ensemble des professionnels, PME/TPE ou grands groupes, de procéder à une modification de leur structure en y incorporant le marché numérique et en utilisant les nouvelles technologies.

Les investissements dans le numérique ne représentent pas toujours un poste de dépense lourd pour les entreprises. Pour les TPE/PME, il peut s’agir d’investir dans une nouvelle solution de paiement (notamment mobile), s’assurer de la présence de l’entreprise sur internet et les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram) pour permettre davantage de visibilité à l’activité ou de mettre en place un marketplace pour répondre à la demande toujours plus croissante des achats sur Internet, de mettre en place un système de fidélité.

Mais pour d’autres besoins, s’adapter au monde numérique peut représenter un investissement important pour l’entreprise. Les grands groupes disposent généralement de la trésorerie suffisante pour lancer cette évolution (nouveau logiciel interne, équipements en nouvelles technologies pour les salariés, nouvelle expérience client) et les start up arrivent à séduire les investisseurs grâce à leurs projets disruptifs, ce qui leur permet d’obtenir des levées de fonds leur permettant de faire ce type d’investissement.

En revanche, les TPE/PME ayant déjà un historique, situées sur un marché déjà existant  ne disposent généralement pas des capitaux propres suffisant pour gérer ce virage numérique et pérenniser leur activité. C’est alors que la question du financement se pose et que les difficultés commencent.

En effet, il s’avère que les banques et les fonds sont assez frileux pour financer ce type d’investissement.  Ils préfèrent financer du matériel, sur lequel ils peuvent prendre une garantie pour sécuriser le financement. De plus, la méconnaissance  de ces acteurs fait qu’ils préfèrent avancer en terrain connu sur un marché qui leur rapporte. Il faut bien comprendre que ce type d’investissement n’est généralement pas pour se diversifier et augmenter le rendement de l’entreprise mais bien pour assurer la survie de l’entreprise. Il y a donc une réelle prise de conscience à avoir pour permettre aux chefs d’entreprise d’être accompagnés dans leur mutation numérique.

Il y a également une problématique comptable : la plupart des investissements dans le numérique vont être passés en charges dans le compte de résultat et n’apparaitront pas dans l’actif de l’entreprise dans le bilan, ce qui peut nuire à l’analyse de la structure financière et freiner les financements potentiels.

PretUp offre à ces entreprises une solution de financement adaptée à leur besoin de mutation en leur permettant d’emprunter auprès des particuliers la trésorerie dont ils ont besoin pour assurer leur transition numérique.

PretUp / 20 juillet 2017

Les solutions pour faciliter les transactions sur le E-commerce

E-commerce

Plusieurs Fintech proposent des solutions aux e-commerçants pour améliorer l’expérience de leurs clients et leur permettre de vendre davantage de produits.

Dalenys :

Avec Be2bill, l’entreprise Dalenys propose toutes les solutions pour payer en ligne tout en optimisant l’expérience du client et en améliorant le taux de conversation (le pourcentage de personnes allant jusqu’au bout de l’acte d’achat).

Par exemple, si une transaction est rejetée sur un des sites d’e commerce utilisant cette solution, car le client n’a pas suffisamment de fonds, elle va lui proposer de fractionner son achat en utilisant plusieurs cartes bancaires ou de proposer un paiement en trois fois.

L’entreprise intervient sur les paiements internet, mobile mais aussi en magasin pour toucher tous les publics.

Natixis, la banque d’investissement du groupe BPCE, a annoncé avoir acquis 50 % du capital le mois dernier.

Oyst : l’achat en un clic

C’est un compte client unique qui centralise tous les achats fait sur les sites partenaires. Il suffit de se créer un compte Oyst en indiquant son numéro de téléphone (pour sécuriser les achats), les coordonnées bancaires (pour régler les achats en 1/Click) et l’adresse de livraison pour recevoir les achats.

Il n’y a alors plus besoin de créer de compte sur chaque site de e-commerce, il suffit de sélectionner ses achats et d’appuyer sur le bouton 1 Click pour recevoir un numéro de sécurité sur son téléphone portable et valider la commande grâce à lui. Le paiement est alors automatiquement pris en compte en la commande est envoyé chez vous, car Oyst connait votre adresse, que vous n’avez pas eu besoin de remplir sur l’espace du site partenaire.

Oyst centralise tous les achats réalisés et permet de suivre leur avancement.

Hipay :

L’entreprise accompagne les marchands et les éditeurs de contenus numériques dans leur stratégie de paiement. Elle propose une plateforme dédiée au e-commerce pour les entrepreneurs qui souhaitent proposer à leur clientèle un site marchand. L’avantage de l’offre de l’entreprise est de proposer des solutions de paiement à l’international avec le support des cartes VISA, Mastercard, American Express, mais de proposer également des solutions de paiement plus locales selon les solutions proposées dans les différents pays comme par exemple iDEAL, une solution de paiement aux Pays-Bas ou encore ING Home’Pay en Belgique.

Ce positionnement permet à Hipay d’être présent dans 150 pays et proposent 220 méthodes de paiement.

PretUp / 6 juillet 2017

L’ébullition des offres de banque en ligne au Royaume Uni

L’émergence des Fintech n’est pas seulement réservée au marché français. Partout dans le monde, on voit émerger de nouveaux acteurs qui proposent à leurs clients de nouvelles expériences financières.

Comme vous l’avez vu la semaine dernière, les pays de l’Est sont en avance dans ce domaine et nos voisins du Royaume-Uni proposent également de nouveaux horizons bancaires bien au dessus de l’offre française.

Atom bank

Interface Atom Bank

C’est une banque exclusivement destinée à un usage mobile. La banque met un point d’honneur à proposer différents systèmes de sécurité pour accéder aux comptes : Reconnaissance Faciale, vocale, digitale.

ATOM BANK propose un système permettant de connaitre par avance la somme d’intérêts que le client va percevoir sur ses produits d’épargne.

Elle signale également par notification push quand le client a besoin de faire quelque chose comme remettre de l’argent sur son compte, transmettre un document, etc…

Elle propose également des prêts immobiliers et des prêts professionnels.

 Tandem :

Tandem Bank

Cette autre banque axe sa communication sur la gestion de votre argent. L’application montre automatiquement au client combien il peut dépenser dans le mois en analysant l’ensemble des dépenses à venir. Elle notifie lorsqu’elle détecte une augmentation du prix des factures ou lors de la réception d’un paiement.

Et enfin, et c’est peut être la fonction la plus intéressante, la fonction Switching propose de réduire les dépenses en aidant les clients à trouver de meilleurs offres.

D’autres banques anglaises sont aussi sur ce créneau des banques 100 % mobiles telles que Monzo et Starling.

La clientèle cible de ces nouveaux acteurs est bien évidemment les jeunes qui constitueront dans quelques années la majorité de leur clientèle. Il est donc nécessaire de leur proposer une offre adaptée aux besoins actuels.

En France, les banques 100 % mobile ont encore du travail avant de s’imposer. On voit notamment les difficultés de se lancer avec le report du lancement d’Orange Bank, initialement prévu le 6 juillet, qui serait reporté à septembre.

PretUp / 30 juin 2017

Les pays de l’Est ont une longueur d’avance sur la France dans la banque numérique

Place rouge - Russie

La Pologne et la Russie, entre autres, comptent parmi les pays où le numérique dans la banque est le plus développé, ils ont une réelle longueur d’avance sur la France qui a encore du travail pour développer ses offres  numériques.

Focus sur la Pologne

La Pologne compte 38 millions d’habitants, qui sont très connectés. Le marché bancaire est très fragmenté.

Il s’agit du pays où le NFC (Nier Field communication) est le plus développé en Europe, avec plus de 80 %  des terminaux de paiement compatibles. Cela a permis d’ouvrir le marché du paiement mobile et de le développer considérablement. Plus de trois millions de personnes utilisent le paiement mobile alors qu’elles n’étaient que 800 000 en 2011.

(A titre de comparaison, selon une étude Deloitte, seuls 6 % des Français détenant un smartphone déclarent avoir déjà effectué un paiement mobile).

De ce constat, un acteur bien connu par chez nous dans le domaine du numérique s’est positionné sur le marché : Orange. L’entreprise a lancé depuis octobre 2014 sa solution de service bancaire tout digital. (Pour rappel, Orange Bank en France n’est pas disponible avant le 6 juillet).

C’est un compte bancaire qui permet aux clients de régler leurs achats avec le NFC, de transférer de l’argent à n’importe quel numéro de mobile comme un SMS, demander un crédit instantanément, retirer de l’argent à un distributeur automatique avec le mobile. Android Pay est également proposé depuis quelques jours.

fintech

Focus sur la Russie

Les banques russes font partis des banques les plus avancées du monde pour les services numériques proposés à leurs clients.

Pour obtenir de nouveaux clients, elles se tournent aujourd’hui vers le Web pour toucher de nouveaux publics. C’est en Russie que se trouve la plus grande banque en ligne du monde, Tinkoff Bank.

Dans beaucoup de pays, les services financiers complémentaires sont souvent proposés par des startup là où en Russie, ce sont les banques traditionnelles qui ont eu l’initiative de proposer des offres telles que :

  • Les notifications push et la notification par sms à un coût très faible.
  • Paiement du métro directement sur le tourniquet en posant sa carte bancaire chez d’autres banques
  • L’analyse des dépenses du client pour faire des recommandations personnalisées
  • Une banque propose même un Compte d’épargne Activity : Une somme est versée du compte courant sur ce compte épargne en fonction de la distance parcourue dans la journée grâce aux données collectées par un bracelet connecté. L’intérêt principal de cette solution, à part d’être en bonne santé, est que l’épargne est rémunérée à hauteur de 6 %.
  • Un système de coffre fort pour les données de la pièce d’identité, du permis de conduire des cartes bancaires…
  • Alfa Bank propose une montre AlfaPay qui est équipée d’une mini-carte à puce qui permet de payer sur les terminaux compatibles sans contact.

Des offres innovantes qu’on aimerait voir plus souvent en France.

PretUp / 20 juin 2017

Scroll To Top