Les FinTech qui cartonnent à l’étranger

Cette semaine, revenons sur le sujet des Fintech ! Et plus particulièrement sur les 5 Fintech qui bousculent le système bancaire !

FinTech V2

L’intérêt des investisseurs est éveillé par les Fintech. Ces start up ne cessent d’innover que ce soit dans les produits que dans les services financiers. En 2014, les investissements en capital-risque dans le secteur ont triplé, à 12,2 milliards de dollars, d’après Accenture. Nous allonc vous présenter les 5 grandes Fintech qui dérange les banques :

  • Lending Club

Fondée en 2007 à New York par le Français Renaud Laplanche, cette entreprise édite une place de marché mettant en relation prêteurs et emprunteurs. Huit ans après son lancement, elle revendique plus de 880 000 crédits octroyés, totalisant 11 milliards de dollars de prêts. La société s’est introduite en bourse en décembre dernier : résultat des courses : une levée de fond d’un milliard de dollars.

  • TransferWise

Taavet Hinrikus et Kristo Kaarmann, les deux fondateurs de TransferWise, ont fait dès 2010 le pari du peer-to-peer. Cette start-up britannique édite une plateforme pour envoyer de l’argent à l’étranger. Pour séduire les clients, elle revendique des frais de virement 90% plus faibles que les banques.

Depuis, TransferWise est entré, selon le Financial Times, dans le club des «licornes», ces start-up non cotées en Bourse valorisées plus de 1 milliard de dollars, depuis un tour de table de 58 millions de dollars en janvier. En février, l’entreprise revendiquait 4,5 milliards de livres (plus de 6 milliards d’euros à date) déjà transférés via sa plateforme.

  • Crédit Karma

Kredit Karma a développé une application mobile qui permet d’obtenir, après chaque achat, une nouvelle évaluation du credit score (capacité de remboursement), et propose des recommandations selon leurs objectifs.

La société se présente ensuite comme une plateforme à partir de laquelle les annonceurs peuvent émettre des publicités ciblées selon les profils des internautes, et pour les institutions bancaires commercialiser leurs offres.

  • Kantox

Kantox est une place de marché pour échanger des devises de pair à pair réservé uniquement aux  entreprises. Plus précisément, ce sont les PME et les entreprises de tailles intermédiaires qui sont ciblées.

Fondée en 2011, Kantox va bientôt franchir le cap des 2 milliards de dollars échangés sur sa plateforme. Et des transactions supérieures à 10 millions d’euros ont régulièrement lieu.

  • Funding Circle

Funding Circle est une place de marché qui connecte les entreprises qui recherchent un crédit, avec des bailleurs.Fondée en 2010 par Samir Desai, Andrew Mullinger et James Meekings, l’entreprise s’est lancée en 2013 aux Etats-Unis avec l’ouverture d’un second siège social à San Francisco. Depuis, la société affirme que plus de 1 milliard de dollars ont été prêtés à plus de 10 000 entreprises via sa plateforme.

PretUp – 25/09/2015

Fin Tech and mobile computing concept. Hand holding tablet

Chaque matin on entend parler de la Fintech, mais c’est quoi vraiment ?

La FinTech est la combinaison entre la technologie et la finance, qui décrit un secteur de services financiers naissant au 21e siècle. Elle a pour objectif de réinventer les services clients dans ce secteur financier, peu enclin aux inoovations technologiques.

Depuis quelques années (principalement aux Etats-Unis et en Angleterre après le boom des BioTech), le terme s’est étendu dans les pays européenns pour inclure n’importe quelles innovations technologiques dans le secteur financier, y compris des innovations dans l’alphabétisation financière et l’enseignement.

Voici un aperçu de quelques secteurs de la FinTech :

Robo-Advisor :

Robo-Advisor connu sous le nom de Wealthfront, Betterment ou LearnVestse est une plateforme en ligne, qui propose une gestion de portefeuille automatisée basée sur des calculs algorithmiques, en utilisant  les mêmes logiciels que des conseillers traditionnels.

Or actuellement ces Robo-Advisor offrent seulement la gestion de portefeuilles personnalisée (détermination pour un montant d’investissement donné de la part en actions, en assurance vie  selon le profil risque de l’investisseur..), mais ne s’impliquent pas pour le moment dans les aspects plus personnels de la gestion de patrimoine (impôts, retraite…)

Les activités de « crowdfunding » :

Le crowdfunding est un nouveau mode alternatif de récolte de fonds, qui envisage le financement d’un projet par l’appel à  la foule, que ça soit un projet artistique (musique, film, édition…) ou d’investissement pour les entreprises (projet entrepreneurial, création de startups, soutiens d’un projet de proximité…).

Le porteur de projet bénéficie de la possibilité de déposer son projet, son idée ou son innovation au sein d’une plateforme internet dédiée, qui selon des critères financiers et stratégiques, peut être publiée devant un large public qui a le droit de sélectionner le projet qui lui tient a cœur.

Dans la plupart des cas, c’est le regroupement d’un grand nombre de personnes qui souhaitent soutenir l’économie réelle en investissant en général de petits montants, qui permettent aux porteurs de projets de trouver les fonds nécessaires à leur développement. C’est dans ce domaine que PretUp a développé sa plateforme technologique et a ouvert son activité de prêts aux entreprises.

Paiement mobile et les applications mobiles :

Ce sont de services bancaires qui permettent de gérer ces activités bancaires sur le mobile, afin de maîtriser ses dépenses ou ses choix d’investissements.  Depuis nombreuses années, les banques et des start-up ont lancé en France des projets pour proposer le paiement mobile directement dans les points de vente physique sans réussir à trouver son marché; le paiement inter-mobile quant à lui se développe plus facilement.

Les monnaies virtuelles (bitcoin) : 

Ce sont des valeurs monétaires dématérialisées ayant le même objectif que l’argent réel, celui de l’achat ou la vente des biens ou services en ligne à partir d’un site web. Leur fonctionnement requiert l’existence des devises et de porte-monnaie électronique.

Agrégation de compte bancaire :

 Ces services (Personal Finance Management PFM en anglais) accessibles depuis internet, permettent de consolider plusieurs comptes bancaires dans une même interface,  afin d’offrir après un tri, une visualisation globale sous forme de graphique et de tableau de ses dépenses et ses recettes.

PretUp – 20/09/2015

 

 

Le prélèvement à la source des impôts

GOUVERNEMENT-FISCALITE-IMPOTSLe prélèvement, également appelé «  retenue » à la source est un mode de recouvrement de l’impôt. Ce dernier consiste à faire prélever son montant par un tiers payeur au moment du versement au contribuable des revenus sur lesquels porte l’impôt.

On peut noter qu’en France, près de la moitié des prélèvements obligatoires, principalement les cotisations sociales et la contribution sociale généralisée (CSG), sont déjà prélevés à la source.

En 2018, le Gouvernement compte mettre en place ce mode de recouvrement de l’impôt sur le revenu. Cette mesure offre de nombreux avantages à l’Etat puisqu’elle permettra d’encaisser de façon régulière, c’est-à-dire tous les mois,  l’impôt. Cela simplifierai les procédures administratives car cela supprimerai les appels et les prélèvements. Néanmoins, cette mesure se révèle avantageuse pour les salariés mais non pour les entreprises.

1. Une mesure avantageuse pour les salariés

La mesure du prélèvement à la source permettrait de faire disparaitre les problèmes de trésorerie que certains salariés sont confrontés. En effet, les salariés ayant des revenus en diminution font face à ce type de problème. La disparition du décalage entre l’année de perception du revenu et celle du paiement de l’impôt permettrait de résoudre ce problème. De plus,  les salariés auraient une meilleure vision de leurs revenus : leur revenu serait net après impôt dès le versement de la paie.

2. Néanmoins cette mesure représente une contrainte pour les entreprises,

Si l’Etat se débarrasse des charges administratives, ce sont les entreprises qui récupèrent cette opération ! En effet, les entreprises deviendront donc collectrices d’impôt pour l’Etat. Cela représente des charges administratives et d’organisation supplémentaire.

Les petites entreprises auront donc deux façons d’agir :

Soit elles produiront leurs fiches de paie de manière autonome. Cela impliquera certainement une forme de sous traitance afin de ne pas consacrer du temps supplémentaire pour cela.

Soit elles externalisent déjà leurs fiches de paie et donc le prix de la prestation augmentera de ce fait.

Du côté des PME et les grandes entreprises, ce mode de prélèvement aura également un impact.

En effet, les entreprises qui gèrent la paie en interne vont devoir réorganiser leur programme en mettant à jour les taux d’imposition de manière individuelle, c’est-à-dire propres à chaque salarié, faire les modifications nécessaires en cas de changements de situation familiales etc. Cela représente donc un coût supplémentaire car le temps passé pour traiter la situation d’un salarié sera plus important.

De plus, les logiciels spécialisés dans le traitement de la paie devront faire évoluer leurs programmes et cela aura donc un coût pour l’entreprise.

Cette réforme aura donc des avantages comme des inconvénients et il reste encore de nombreux points à éclaircir avant la mise en place de celle-ci. L’Etat a encore trois ans pour finaliser cette mise en place.

 

PretUp 05/09/2015

 

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