Apple, un pas de plus vers la banque ?

Lors de sa conférence annuelle des développeurs du 5 juin, la WWDC (Wordwide Developers Conference), Apple a annoncé de nombreuses nouveautés pour ses logiciels d’exploitation iOs et MacOs ainsi que quelques nouveautés au niveau du matériel.

Une annonce a particulièrement retenu notre attention car elle concerne la fintech.

En effet Apple a annoncé qu’il serait désormais possible dans leur nouvelle mouture iOS 11, de pouvoir transférer de l’argent entre particuliers via l’application de messagerie iMessage.

Capture article

Il faudra au préalable avoir renseigné sa carte bancaire et il suffira ensuite d’utiliser Apple Pay dans iMessage, sans installation d’un app tierce, à indiquer le montant  et à appuyer sur Pay tout en validant  avec l’empreinte digitale pour que le destinataire reçoive instantanément les fonds.

L’argent reçu ira dans une carte virtuelle « Apple Pay Cash Card » (qui est assimilée à un compte de monnaie virtuelle) dans le Wallet du téléphone et cet argent pourra être utilisé via Apple Pay pour tout type d’achat ou transférer sur un compte bancaire.

Apple pay cash card

Apple fait donc un pas de plus vers la banque avec cette nouvelle fonctionnalité et pourrait ainsi inquiéter les acteurs plus traditionnels de la finance. Elle reste cependant limitée aux utilisateurs des produits Apple et aux Etats Unis pour le moment et ne devrait pas faire concurrence aux banques françaises pour le moment.

PretUp – 8 juin 2017

 

Fintech en Chine, la montée en puissance

China FinTech

Les analystes de grandes sociétés de R&D, s’attendent que la Chine soit le leader mondial de l’industrie FinTech et du Blockchain dans les années à venir.

Des consommateurs à la recherche d’une alternative :

Mal desservi par le système bancaire traditionnel, de nombreux consommateurs chinois, dont les PME, ont abandonné l’ancien système pour des alternatives novatrices qui leur semblent efficaces et plus adaptées à leurs besoins. Selon un rapport publié récemment par EY et DBS, l’engouement des consommateurs chinois aux FinTechs est tout aussi saisissant, 40% sont ouverts à des nouvelles méthodes de paiement telle qu’Alipay comparés à 4 % à Singapour, 35% font confiance aux services FinTech pour accéder aux produits d’assurance comparés à 1-2 % sur beaucoup de marchés Sud-est asiatiques. Cette croissance particulière en Chine tient à de multiples facteurs.

Un écosystème collaboratif favorable :

Un des facteurs essentiels qui ont contribué à la croissance de l’industrie FinTech en Chine est celui de son écosystème collaboratif. Contrairement à l’écosystème Américain qui fait la promotion de sa technologie FinTech par compétition, les leaders chinois forment souvent des consortiums tels que ChinaLedger pour assurer une allocation légitime des investissements entre tous les acteurs chinois, cela permet l’expansion des startups innovantes.

Un système bancaire peu dynamique :

Malgré ses grandes banques mondiales telles qu’ICBC et Bank of China, le système bancaire chinois a du mal à suivre le même rythme que les FinTechs. « Les plus grandes banques, qui sont des institutions financières massives, observent la FinTech, mais elles ne bougent pas aussi vite en raison de leur taille. » a déclaré James Mckeogh, associé à KPMG Chine et spécialiste dans ce domaine, à letemps.ch. Par ailleurs, selon une enquête effectuée par EY (Global Consumer Banking Survey 2016) le système bancaire traditionnel est devenu peu pertinent au regard des exigences actuelles des consommateurs chinois. Aujourd’hui, l’intérêt se trouve dans l’alliance avec les FinTechs plutôt que dans la divergence. C’est le cas de la grande compagnie d’assurance chinoise Ping An qui avait une vision stratégique dès le début, et qui a aidé au financement de Lufax devenue à présent la plus grande plate-forme de Peer-to-Peer lending au monde.

Un volume de financements très importants :

La croissance très rapide des Fintech en Chine trouve son moteur également au volume très important des financements accessibles dans ce secteur, on compte aujourd’hui plus de 750 fonds qui financent principalement les start-ups innovantes ce qui représente une levée de 231 milliards de dollars, en 2015. Plusieurs FinTechs chinoises, y compris la plateforme ALIBABA, ont amassé une capitalisation boursière de 60 billions de dollar, souligne cointelegraph.com. De son côté Ant Financial prévoit son entrée en bourse cette année après avoir récolté 4,5 milliards de dollars, Lufax valorisée à près de 19 milliards de dollars pourrait bientôt être cotée en Bourse.

Un potentiel humain talentueux :

Pour poursuivre et développer leur croissance, les sociétés FinTechs ont besoin d’un potentiel humain talentueux, grâce aux opportunités professionnelles qu’offres le pays aujourd’hui, de nombreux profils chinois dont l’expérience est reconnue mondialement voient en Chine un nouvel eldorado.

Références :

16/02/2017   PretUp / Contributeur Houssam BIRAMANE Analyste Financier

 

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