La Banque à l’heure du numérique

FinTech V2

Les Banques sont engagées dans une transformation profonde de leur modèle, lié à l’impact du numérique dans la relation clients. Depuis la crise financière de 2008, les Banques subissent une pression réglementaire plus forte, liée à la mise en place de Bâle 3 ou des ratios de liquidité.

Les Banques ont vu leur rentabilité baissée ces dernières années, tandis que le comportement des clients était en train de changer, poussé par le numérique (la fréquentation des agences bancaires étant l’élément le plus marquant).

De nouvelles start-up se sont lancées depuis quelques années sur le secteur de la finance, surnommées les FinTech (agrégation des mots ‘Finance’ et ‘Technologie’), à l’image de PretUp comme plateforme de crowdlending. Les Banques, bloquées par leur organisation tentaculaire et des systèmes d’informations datant des années 1970 (système basé sur une technologie Mainframe), essayent de rattrapper leur retard, en lançant des incubateurs, des Lab ou en rachetant directement des start-up (nous pouvons citer le rachat de Leetchi par Credit mutuel Arkéa) pour accélérer leur changement digital.

Quel avenir pour les FinTech ? A terme, les nouveaux acteurs du marché financier occuperont certains segments de marché, aujourd’hui réservés aux banques traditionnelles (paiement, financement p2p, investissement, robo-advisor..). Certaines études américaines parlent d’une perte de marché d’ici 10 ans de 40 à 60%. Il ne sera peut être pas à ce niveau, mais les dernières réactions orchestrées par les COMEX des Banques françaises ou europpéennes (Santander, BBVA..) laissent à penser que l’heure est aux bouchées doubles sur l’innovation et la transformation numérique dans les organisations bancaires (front & back-office).

PretUp – 11 décembre 2015

Loi Axelle Lemaire sur le numérique

La loi Lemaire sur le numérique verra le jour à l’Assemblée en 2016. Qui est Madame Lemaire ? Axelle Lemaire est la secrétaire d’Etat en numérique. Elle a décidé de laisser la parole aux citoyens en leur permettant de proposer des amendements, de nouveaux articles pour co-construire pour « une république numérique en actes ».

L’un des enjeux principaux de cette loi réside dans l’accès plus ou moins ouvert des données publiques, plus particulièrement aux grandes entreprises et aux plateformes.

Néanmoins, les modalités de mise en œuvre de la protection d’un commun ne sont pas identifiables. Les enjeux de l’open data, du big data sont considérables. Cette première partie de la loi aura des impacts économiques très importants.

A ce jour deux articles ont été rédigé. Voici un résumé :

  • Le premier article proposé vise à mettre sous conditions d’accès les données publiques aux grandes entreprises et aux plateformes en lignes.

Il s’agirait de créer une « Licence Publique à réciprocité renforcée » pour définir les conditions d’accès et d’usage au bien commun des données publiques. Cet accès serait gratuit et les citoyens, les établissements publics, les entreprises, les PME et enfin l’organisation de l’Economie Sociale et Solidaire pourraient y accéder de façon illimitée. Toutefois, il serait payant, même modérément, pour les grandes entreprises en fonction de l’intensité d’usage des datas.

Des conditions aux données publiques sont à respecter par les grandes entreprises :

  • Le respect par ces grandes entreprises d’un principe de transparence quant à leur chiffre d’affaires, volume d’activité, effectifs salariés, fiscalité, marge, profit net, pays par pays retraité des facturations intragroupes.
  • Le respect de la vie privée de leurs clients, usagers.
  • La création de comité de parties prenantes permettant de contrôler de façon décentralisée le respect de ces modalités d’accès.
  • Le deuxième article propose que les sommes collectées par la Licence Publique à réciprocité renforcée, soit affectées à la constitution d’un fond d’investissement administré par la BPI.

Le but de cette démarche est de   faciliter l’amorçage et l’accélération de start-up sociales combinant la force de l’économie collaborative et l’éthique de l’économie sociale et solidaire (ESS).

 Cette loi est une véritable opportunité pour le  Gouvernement et  l’Assemblée nationale pour faire émerger une économie éthique, hyper productive et émancipatrice et de rééquilibrer les rapports de force avec les multinationales. Le gouvernement en adoptant la licence publique à réciprocité renforcée ferait preuve d’une audace démocratique peu courante.

PretUp – 30 octobre 2015

 Axelle Lemaire

Impact du numérique sur la relation clients- banques

Le numérique  a pris une place importante dans notre société. Cela a eu de nombreux impacts. Nous allons nous intéresser à l’impact du digital sur les réseaux bancaires. L’arrivée du numérique ainsi que son expansion a fait évoluer les comportements des clients bancaires, qui sont toujours plus exigeants. De nombreux acteurs sur le marché ont vu le jour, notamment sur les moyens de paiement. Cela a permis l’évolution de la législation et de nouvelles opportunités de conquête de marché ont vu le jour. Les banques ont du sans cesse se renouveler et innover afin de toujours rester dans la course. C’est pourquoi les banques ne cessent d’optimiser l’expérience client en passant par internet.. En effet, les banques s’adaptent. Cette adaptation impactent les différents métiers liés aux réseaux bancaires : leurs activités, leur environnement et leurs compétences.

Les attentes des clients

Avec le numérique, le comportement des clients a bien changé. On constate que le client devient de plus en plus exigeant vis-à-vis de sa banque à qui il confie son épargne ou de son conseiller bancaire. Le client attend de sa banque une forte interactivité et une continuité de service. Avec internet, il obtient une information 24h/24 c’est pourquoi le client ne supporte plus de devoir être contraint par un délai, par des horaires d’agences ou autre. Le client veut tout et tout de suite. C’est l’ère de la désintermédiation. Les clients ne veulent plus passer par un intermédiaire. Les banques se sont dans un premier temps adaptés en développant des calls centers dans les années 90. Aujourd’hui, les banques ont toutes des applications mobiles accessibles depuis un ordinateur ou un Smartphones. Chaque Banque a également développé sa propre concurrence, avec un modèle low-cost de banque en ligne, sans conseiller physique.

Malgré cela, le client est en attente de conseils personnalisés et adaptés à ses besoins. Le client est replacé au centre et la relation que la banque entretient avec ce dernier doit être personnalisée. Les banques ont donc décidé  de rencontrer leur client une fois par an au minimum et conservent l’historique du client afin  de connaitre mieux le client.

Comment réagissent les banques ?

La banque a fait de l’optimisation de l’expérience client une priorité. La banque souhaite mieux connaitre ses clients afin de mieux les servir. Pour cela, les banques enregistrent les données interpersonnelles, les données d’interaction homme/machine et les données inter-machines.  Ces données sont captées en internet grâce à des systèmes d’informations très développés. Grâce à cela, les banques peuvent proposer des services personnalisés. C’est un réel avantage concurrentiel.

Afin de se faire connaitre et de promouvoir leur marque, les banques se sont attaquées aux réseaux sociaux. En effet, de plus en plus de banques sont présentes sur les différents réseaux. Grâce aux médias numériques, les banques améliorent leur capital confiance car les clients peuvent trouver, dans les communautés virtuelles, de l’information et du conseil.

De plus, le numérique permet de renforcer la qualité du conseil. Les outils numériques permettent en effet de présenter des offres de manière ludique, de réaliser des simulations, et d’augmenter les interactions.

Pour conclure, l’arrivée du numérique et surtout son expansion a considérablement changé les relations entre les banquiers et leurs clients. Les banques ont du s’adapter afin d’être toujours concurrentes.

PretUp – 15 août 2015

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