PretUp, une finance responsable et citoyenne

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Deux années après l’ouverture de son activité, l’heure d’un premier bilan pour la plateforme PretUp est venue.

121 projets d’entreprises pour 2,8 millions d’euros de financement, 5000 membres ; la plateforme PretUp a été le point de rencontre entre des chefs d’entreprise à la recherche d’une nouvelle solution de financement simple, en ligne et rapide et d’un autre côté des particuliers souhaitant (enfin) flécher leur épargne dans l’économie réelle. Des prêteurs majoritairement français, mais également Belges, Luxembourgeois, Suisses ont découvert un nouveau placement transfrontalier. Notre ancrage locale dans la Région Grand Est (Nancy) nous différencie du classique centralisme parisien..

PretUp a recherché la transparence dans son activité à la place d’une course effrénée à la production. Avec une règlementation du financement participatif mise en place en France en septembre 2014, fixant des plafonds de prêt par projet à 1000€ puis 2000€ ; les particuliers ont constitué un portefeuille de prêts avec des contreparties limitées vis-à-vis des entreprises financées.

Pour chaque projet d’entreprise présenté sur la plateforme PretUp,

– Nous fournissons une analyse financière détaillée basée sur les deux derniers bilans de l’entreprise à la recherche d’un financement (les postes comptables sont visualisables complètement permettant une lecture complète pour les prêteurs particuliers)

– Nous adossons sur chaque projet une assurance élaborée par le courtier Gras-Savoye auprès de l’Assureur Gan-Groupama

Pourquoi une assurance ?

Cette assurance permet de couvrir le risque de décès /invalidité du chef d’entreprise pour 100% du capital prêté par les prêteurs. Comme tout acteur bancaire, l’assurance dite ‘homme clé’ couvre le rôle central joué par le chef d’entreprise ; particulièrement sur les TPE/PME ; marché couvert par le financement participatif.

Nous avons par ailleurs innové en créant cette première assurance couvrant le risque de redressement / liquidation judiciaire (RJ/LJ) de l’entreprise financée en crowdlending. Cette assurance permet une prise en charge de 50%  des mensualités en cas d’apparition d’un évènement négatif (RJ/LJ) sur l’entreprise (l’assurance est applicable sur une durée restreinte).

L’assurance permet de limiter les pertes des prêteurs particuliers lorsque des défauts surviennent sur les entreprises présentées sur la plateforme PretUp ; comme cela est arrivé dernièrement permettant de confirmer l’intérêt de cette assurance.

Il est à rappeler que cette assurance est prise à 100% en charge par l’entreprise financée et n’est pas répercutée sur les particuliers. Nous avons souhaité ajouter cette assurance sur tous les projets financés, afin d’aligner ses intérêts de PretUp avec ceux des prêteurs.

Comment s’effectue la sélection des dossiers ?

Nous avons élaboré un scoring propriétaire nous permettant de filtrer les demandes de financement reçues. Cet algorithme vise à dégager du temps pour l’analyste financier sur la compréhension de l’activité de l’entreprise, de son besoin de financement, de son positionnement vis-à-vis de la concurrence… Les échanges téléphoniques basés sur une liste de questions préétablies ou issues de l’analyse des bilans financiers, les visites physiques dans les entreprises complètent le dossier de financement, comme l’échange avec l’expert-comptable.

Par ces différentes étapes de filtres, nous refusons une grande majorité des entreprises qui nous sollicitent retenant uniquement les sociétés ayant une probabilité importante de régler les échéances de son prêt par rapport à sa capacité de remboursement.

Avec un prêt moyen aux alentours de 35000 euros sur une durée de 24/36 mois, nous avons proposé à nos investisseurs la constitution d’un portefeuille de prêts avec une granularité fine avec un grand spectre sur les secteurs d’activité visés.

Plateforme Tech

La plateforme technologique PretUp est à la pointe des processus clients : connectée par API avec son partenaire monétique SMoney (filiale du Groupe BPCE), le client utilise son compte de monnaie électronique de façon sécurisée tant par CB, virement ou prélèvement. La signature électronique du contrat de prêt facilite le workflow emprunteur ; le prêteur quant à lui accède à tous les documents contractuels qui sont accessibles à tout moment. Nous construisons une usine à crédit connectée , qui industrialise le traitement d’une demande de financement.

Recouvrement

La gestion du coût du risque dans le crowdlending nécessite des processus maitrisés au niveau du recouvrement amiable jusqu’au recouvrement judiciaire. Ce recouvrement est une des fonctionnalités implémentées dans l’usine à crédit PretUp ; afin d’aider le gestionnaire à utiliser tous les outils permettant une régularisation rapide de l’impayé grâce aux outils de communication (téléphone, SMS, courrier) et donnant la possibilité de recourir à des tiers (avocat, huissier, société de recouvrement). En se focalisant sur une production de qualité et une bonne gestion du suivi, nous visons la maitrise d’un taux de défaut maitrisé (le plus bas possible naturellement) pour que le crowdlending reste un placement avec un impact fort sur la croissance de nos TPE/PME avec une rémunération attractive pour les prêteurs particuliers.

La démocratisation du prêt en ligne aux entreprises

En rendant accessible le prêt dès 20€, nous souhaitons ouvrir la plateforme à tout particulier, qui vise à reprendre la main sur son épargne. En soutenant l’investissement des TPE/PME françaises, le particulier accède un placement citoyen et innovant.

Confiance dans un acteur en ligne

La réussite de la plateforme de crowdlending PretUp s’est construite sur :

– Notre capacité à construire les briques fonctionnelles d’une usine à crédit performantes,

– La création d’une nouvelle expérience clients dans le prêt en ligne

– La satisfaction client mise au cœur de notre fonctionnement

– Des investissements importants dans le marketing pour constituer une base suffisante d’investisseurs particuliers et pour identifier des demandes de financement issues d’entreprise de qualité

– Le soutien indéfectible d’un actionnaire : le Groupe Partners Finances spécialisé dans le courtage en restructuration de crédits et d’un dirigeant, multi-entrepreneur, engagé dans le développement de l’économie local

Rendez vous sur PretUp (https://www.pretup.fr/) pour suivre notre développement !!

PretUp / 22 mars 2017

Comprendre l’analyse financière [Les indicateurs financiers clés] – Feuilleton de l’été n°4

Graphique 2

L’analyse de la situation financière d’une entreprise passe obligatoirement par l’analyse de ses états financiers, peu import sa taille ou son activité. Deux éléments sont essentiels pour l’effectuer, le compte de résultat, et le bilan sur les trois dernières années idéalement.

L’étude de ces états ne doit pas être réalisée en s’intéressant à tous les montants qui y figurent, il faut repérer les éléments significatifs qui  peuvent donner des signes sur la bonne ou la mauvaise gestion de l’entreprise.

Ensuite, ces éléments significatifs doivent être analysés en détail au moyen d’autres justificatifs. Pour cela nous allons voir d’une manière simplifié la liste des principaux indicateurs financiers qu’il convient de connaitre et de maîtriser,  à fin de comprendre d’une manière claire la situation financière d’une société en question.

Pour sélectionner vos indicateurs financiers, vous devez identifier ce dont vous avez besoin en matière d’information financière, pour les établissements financiers, ces indicateurs financiers permettent l’analyse de la capacité d’une entreprise à rembourser ses engagements financiers.

 

Voici une vision simple des principaux indicateurs financiers :

Ratio de l’endettement :

 

  • Le taux d’endettement :

Le taux d’endettement net (Dette Nette / Capitaux Propres), connu sous le nom de Gearing, mesure le niveau d’endettement d’une société par rapport à ses capitaux propres. Plus le ratio est élevé, plus l’entreprise est endettée. De plus, il permet de savoir la structure financière de la société.

Gearing =  ( endettement financier net)/(Capitaux propres )

 

  • Calcul du poids d’endettement :

Poids d’endettement =  ( endettement net)/(Capital financier )

 

Retraitement a effectué :

Dans une perspective financière, il est nécessaire de corriger l’endettement net et les capitaux propres.

 Endettement global net = la dette total – actif de trésorerie – produit de placement

Capitaux propres retraités =  capitaux propres -Capital souscrit non appelé + Subventions d’investissement + provision pour risque et charge

 

NB :

  • on retranche les provisions pour risques et charges si aucun décaissement n’est attendu sinon les provisions pour risques et charges sont reclasser en dettes fournisseurs.
  • Les dettes financières sont constituées de l’ensemble des ressources empruntées auprès des institutions financières  (dettes bancaires et financières à long, moyen et court terme  auquel on ajoute les financements « hors bilan ») :  le crédit bail (en prenant soin de répartir les loyers de crédit bail entre le montant correspondant à l’amortissement du bien loué et le montant correspondant aux frais financiers)

 

Ratio de liquidité :

Liquidité générale =  (actif circulant)/(dettes a court terme)   

Exprime la capacité à faire face à son passif exigible de court terme avec son actif circulant (En vendant aujourd’hui son actif circulant, pourrait-elle rembourser ses dettes de court terme ?) Ce ratio doit être supérieur à 1.

Liquidité réduite  =  (Actif circulant-stocks)/(dettes a court terme )

 

Ratio de liquidité auquel on a retiré les stocks car ceux-ci ont une liquidité incertaine (ce n’est pas parce que l’on décide de vendre son stock qu’il sera immédiatement acheté…)

Il n’y a pas de normes strictes sur leur interprétation. Doit être utilisé dans le cadre de comparaison dans le temps ou avec d’autres entreprises.

 Trésorerie immédiate  =  Disponibilité/(dettes a court terme)

 

 Le besoin en fonds de roulement (BFR) :

 

Le BFR est un indicateur important. Car Il caractérise le besoin de financement nécessaire au cycle d’exploitation de l’entreprise. Une augmentation de l’activité de l’entreprise nécessite notamment de réaliser plus de dépenses au départ pour y faire face.

Un besoin en fonds de roulement très faible ou négatif constitue un facteur stratégique très favorable au développement d’une politique de croissance.

Au total, le niveau du BFR témoigne de la qualité de la position stratégique de l’entreprise car il est le reflet des relations de force qu’elle entretient avec ses clients et ses fournisseurs.

 

Il se calcul comme suit :

BFR = actif circulant (stocks + créances clients) – passif circulant (dettes fournisseurs       + dettes fiscales + dettes sociales).

La rotation des créances client                      =         (créance client )/(CA  TTC)× 360

Il permet de déterminer le délai moyen d’encaissement des créances clients. Le résultat est exprimé en jours de CA (Plus le ratio est élevé, plus les clients tardent à payer).

Les fournisseurs des immobilisations ne sont pas pris en compte (Plus le ratio est élevé, plus l’entreprise tarde à payer ses fournisseurs).

La rotation des stocks et des encours  =  ( stocks et travaux en cours)/(CA HT)    × 360

Le fait de conserver de trop vieux stocks peut être un signe d’alerte sur la trésorerie, une baisse des ventes…

 

PretUp – 21 août 2015

Comprendre l’analyse financière [Les flux de trésorerie] – Feuilleton de l’été n°3

Qu’est ce qu’un tableau de flux de trésorerie  et comment le lire ?

 Un tableau de flux de trésorerie est un tableau qui permet de mesurer les flux de trésorerie par variation de valeurs de postes comptables pendant une période de temps. Il permet d’apprécier la politique de financement, d’investissement, de distribution etc que mène l’entreprise.

Dans son principe, il n’est que la description des flux (d’emplois et de ressources) nés au cours de l’année « n » qui expriment le passage d’un bilan (en valeurs brutes) de l’année « n – 1 » au bilan de l’année « n ». Tous les flux seront donc des flux monétaires (au moins potentiellement) .

On retrouve en ressources :

  • La CAF de l’année
  • L’apport en capital (ici en numéraire). Il faut savoir qu’une incorporation de réserves dans le capital social ne représente pas une ressource
  • Les cessions d’immobilisation sont représentées par le prix de vente
  • La réduction des prêts est représentée par les remboursements reçus
  • Les subventions d’investissement reçues au cours de l’année
  • La diminution du BFR
  • L’augmentation de l’endettement financier (quel qu’en soit le terme), y compris les EENE ;
  • La diminution des liquidités est bien une ressource (réduction d’un emploi)

On retrouve en emplois :

  • Les dividendes versés au cours de l’année.
  • Les investissements d’exploitation et financiers, qui sont les immobilisations acquises au cours de l’année dans le patrimoine de l’entreprise.
  • Augmentation des BFR
  • Réduction de l’endettement financier
  • Augmentation des liquidités

Il va sans dire qu’un tel tableau est par nature équilibré (le total des flux d’emplois est égal au total des flux de ressources).

Pour finir, l’entreprise génère de l’argent grâce à son activité et en consomme une partie lors de ses investissements et son financement.

Le tableau des flux de trésorerie permet de comprendre comment l’entreprise dégage de la trésorerie et quelle est sa politique d’investissement et de financement.

En comprenant ces mécanismes, vous, prêteurs, éviterez plus facilement les sociétés pouvant rencontrer des problèmes de financement.

PretUp – 15 août 2015

Comprendre l’analyse financière [Les soldes intermédiaires de gestion] – Feuilleton de l’été n°2

Graphique 2Les soldes intermédiaires de gestion sont une annexe des comptes annuels. Bien qu’ils ne soient pas obligatoires, ils permettent de décomposer le résultat d’une entreprise pour améliorer le diagnostic financier et identifier les différents facteurs qui sont à l’origine de son  résultat.

On utilise notamment les indicateurs figurant dans les soldes intermédiaires de gestion pour se comparer aux statistiques du secteur voir directement à des concurrents. C’est également un bon outil pour analyser les variations par rapports aux exercices précédents et pour calculer des ratios financiers. D’ailleurs, il est un des éléments composant le prévisionnel financier.

Calcul des soldes intermédiaires de gestion

Les soldes intermédiaires de gestion se calculent  en suivant plusieurs étapes :

  • la marge commerciale ou marge de production,
  • la valeur ajoutée,
  • l’excédent brut d’exploitation,
  • le résultat d’exploitation,
  • le résultat courant avant impôt,
  • le résultat exceptionnel et le résultat net.

1.      La valeur ajoutée

Elle mesure la richesse créée par l’entreprise au cours de son activité,  elle est ensuite répartie entre les facteurs de production (le travail et le capital) et l’Etat à travers les impôts et taxes.

Elle se calcul de la manière suivante :

Valeur ajoutée  = Marge commerciale + production de l’exercice – consommations de l’exercice en provenance

Où :

Valeur ajoutée = marge globale – services extérieurs et autres charges externes

Avec :

  • Marges globale = marge commerciale + marge de production
  • Marge commerciale = vente de marchandises – Coût d’achat des marchandises vendues (achats de marchandises +/-  variation de stocks de marchandises)
  • La marge commerciale permet l’appréciation de la performance dégagée lors de l’activité commerciale.
  • Marge de production = Production de l’exercice (production vendue+/- production stockée+ production immobilisée) – Coût d’achat des matières premières consommées (achats de matières premières et autres approvisionnements +/- variations de stocks de matières premières et autres approvisionnements.
  • La marge industrielle appréhende la performance dégagée lors de l’activité industrielle.

 

2.     L’excédent brut d’exploitation

Il  représente le flux de trésorerie généré par l’activité principale de l’entreprise.

Sans tenir compte de la politique de financement et d’investissement de l’entreprise, ni des événements exceptionnels, il se calcul comme suit :

 

L’excédent brut d’exploitation EBE (EBITDA) =  Valeur ajoutée + subventions d’exploitation – Impôts, taxes et versements assimilés – Charges de personnel (Salaires et traitements+ Charges sociales).

 

3.    Le résultat d’exploitation

Le résultat d’exploitation  correspond à la différence entre les produits et les charges liées à l’exploitation, il mesure la capacité de l’entreprise à générer des ressources avec son activité principale et sa performance économique, sans prendre en compte les éléments financiers et exceptionnels, ce dernier se calcule comme suit :

Résultat d’exploitation Produits d’exploitation – Charges d’exploitation.

Ou 

Résultat d’exploitation : Excédent Brut d’Exploitation + Reprises sur provisions d’exploitation + Autres produits d’exploitation – Dotation aux amortissements et provisions – Autres charges d’exploitation.

 

4.   Le résultat courant avant impôt

Il permet donc de mesurer l’impact de la politique financière de l’entreprise sur son résultat d’exploitation, il se mesure comme suit :

Résultat courant avant impôt : Résultat d’exploitation +/- Résultat financier (produits financiers – charges financières).

 

5.     Le résultat exceptionnel

Il  représente le résultat réalisé par une entreprise lors des ces opérations non ordinaire (une cession d’immobilisation, un remboursement exceptionnel…). Il s’agit donc des produits et des charges qui ne sont pas liés à l’activité ordinaire de l’entreprise, se dernier se calcule comme suite :

Résultat exceptionnel : Produits Exceptionnels – Charges Exceptionnelles.

 

6.    Le résultat net

Le résultat net traduit l’enrichissement ou l’appauvrissement de l’entreprise sur une période bien déterminée, c’est la différence entre le total des produits et le total des charges de cette période. Il s’agit en fait de la part revenant aux actionnaires après que les créanciers et l’Etat ont perçu leur part. Ce résultat net peut donc être distribué sous forme de dividendes, ou mis en réserves (et augmenter ainsi le montant des capitaux propres de l’entreprise.

Graphique 3

Comprendre l’analyse d’un bilan financier – Feuilleton de l’été n°1

 

Les différents postes d’un bilan financier

 

Bilan

 

Vous trouverez dans cet article tous les éléments nécessaires pour comprendre un bilan financier.

Avant tout  voici un schéma qui vous permettra de mieux visualiser nos explications :

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Le cycle d’investissement se décrit par l’arrivée dans le patrimoine de l’entreprise de nouvelles immobilisations et par la sortie des anciennes, vendues ou mises au rebut.

Les emplois joints à ce cycle sont les immobilisations figurant au bilan en valeurs brutes. Ils sont qualifiés de « longs » ou « durables » et représentent l’argent qu’il a fallu mobiliser pour doter le patrimoine des terrains, bâtiments, matériels … nécessaires.

En parallèle, les ressources cohérentes avec ces emplois sont :

Il y a les capitaux propres augmentés de tous les amortissements et provisions (de l’actif et du passif).

Les dettes financières à long et moyen terme (plus d’un an), quelle que soit l’échéance à laquelle elles devront être remboursées.

 

La différence entre ces ressources et ces emplois du cycle d’investissement est appelé Fonds de Roulement. Il représente l’excédent de ressources « longues » (par rapport aux emplois « longs ». Très souvent positif, il constitue une ressource stable pouvant financer les opérations d’exploitation (ou opérations courantes)

Le cycle d’exploitation renvoie aux opérations courantes et quotidiennes liées à la production et à la vente des biens et services pour une entreprise dont l’activité est industrielle, à l’achat et la revente en l’état de marchandises s’il s’agit d’une activité de négoce.

Les emplois liés à ce cycle des opérations courantes se lisent à l’actif du bilan, en valeurs brutes. Il s’agit :

  • des stocks de marchandises, de matières premières, de produits en cours de production et de produits finis ;
  • des créances, sur les clients pour l’essentiel, mais aussi sur l’état (TVA), les organismes sociaux …
  • Le poste des créances clients fait l’objet d’un retraitement : le financier lui ajoute le montant des effets portés à l’escompte et non échus (E.E.N.E.) à la date de clôture du bilan (qui figure en annexe au bilan).

Graphique

Les opérations courantes dégagent également certaines ressources : ce sont les dettes non financières figurant au passif du bilan (dettes fournisseurs et dettes fiscales).

Généralement, le cycle d’exploitation implique des besoins de financement supérieurs aux ressources. La différence entre emplois et ressources s’appelle le Besoin en Fonds de Roulement (BFR).

Le dernier cycle est celui des opérations de trésorerie.

Les emplois, ou trésorerie active, sont constitués par les liquidités figurant à l’actif du bilan (Valeurs Mobilières de Placement – ou VMP – et disponibilités – i.e. banque et caisse – ).

Les ressources, ou trésorerie passive, sont les crédits de trésorerie inscrits au passif auxquels on ajoute le montant des EENE.

On définit la trésorerie en retranchant les ressources ainsi constituées des emplois. Cette trésorerie est une ressource qui vient compléter le fonds de roulement pour couvrir les emplois que représente le besoin en fonds de roulement.

 

En espérant que cet article vous a permis de mieux comprendre ce qu’était un bilan financier et donc de mieux comprendre nos analyses financières publiées sur notre site www.pretup.fr

 

Notre prochain article traitera des Soldes Intermédiaires de Gestions.

 

PretUp – 31 juillet 2015

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