Emprunter sur PretUp

Comment PretUp sélectionne les financements proposés sur la plateforme ? 

Word Cloud "Crowd Funding"

PretUp est une plateforme de financement participatif permettant aux TPE/PME d’emprunter entre 5000 € et 100 000 €, sur des durées d’amortissement allant de 6 mois à 48 mois, pour réaliser leurs projets de développement.

  1. Les principaux critères d’éligibilité

Pour que l’entreprise soit éligible à notre intervention, elle doit présenter les caractéristiques suivantes :

– Un chiffre d’affaires de plus de 100 000 euros

– 2 à 3 ans d’anciennetté

– Le siège social de l’entreprise se situe en France

– Une structure bénéficiaire

– Une capacité de remboursement suffisante

Lors de l’inscription de l’entreprise, nous effectuons un test grâce à ces critères et à d’autres informations. Plusieurs possibilités après cette étude :

     – L’entreprise est éligible à notre intervention et la chargée des relations Emprunteurs prend contact avec le gérant pour échanger sur le besoin de financement.

     – L’entreprise n’a pas fourni les documents nécessaires au test d’éligibilité et nous attendons la réception de ces documents pour réaliser le test.

     – L’entreprise n’est pas éligible en raison du chiffre d’affaires ou de la création récente par exemple. Nous prenons contact avec le gérant pour lui faire part de la non éligibilité du dossier et nous sommes disponibles pour échanger.

Après réussite du test nous procédons à l’analyse financière de l’entreprise grâce aux éléments fournis à savoir :

– Les 2 derniers bilans comptables détaillés

– Les 3 derniers relevés bancaires pour chaque compte bancaire professionnel

– Tout document dont l’analyse fait apparaître le besoin

2. Pourquoi une analyse financière et de l’environnement économique ?

Grâce à l’analyse financière, nous nous assurons de la bonne santé financière de l’entreprise et de sa capacité à rembourser le prêt octroyé. Notre scoring interne, les outils d’informations financières dont nous disposons ainsi que la vérification de toutes ces données par notre analyste financier, nous permettent de confirmer notre intervention.

Au-delà des données comptables nous étudions entre autres :

– Le montage financier de l’entreprise (présence d’une holding, de filiales…)

– L’étude de la  « dirigeance » à travers notamment la carrière du dirigeant

– L’étude de la solvabilité et de la gestion grâce à l’analyse des relevés de compte bancaires afin d’apprécier les comportements de paiement de l’entreprise (impayés, flux, etc…). Toute présence de privilège d’URSAAF, de caisse de retraite ou de RSI dans nos outils est bien évident rédhibitoire à notre intervention tant que les levées ne sont pas intervenues.

L’analyste financier effectue également un contrôle de l’objet du financement en demandant de justifier par des documents (devis, facture, contrat..) afin que l’emprunt correspondent aux besoins réels de l’entreprise et en corrélation avec le niveau de chiffre d’affaires.

3. Après l’analyse, l’échange téléphonique

L’analyste financier organise un échange téléphonique avec le dirigeant pour valider l’ensemble des informations et obtenir les réponses aux questions que l’analyse a suscité. Il effectue également un échange avec l’expert comptable de l’entreprise et recueille son avis sur le projet. Tout élément récolté contraire aux informations communiquées nous contraindra à refuser le dossier.

4. Après l’échange

Le projet et l’analyse sont présentés en comité de décision pour valider l’intervention de la plateforme en financement. Si le projet est validé, une convention de financement participatif est alors envoyée au gérant avec une proposition de taux, de durée, de frais et d’assurance.

Après retour de la convention signée et validation de l’ensemble des pièces du Know Your Customer ou KYC avec notre partenaire monétique S Money, nous publions le projet sur notre site.

Le projet contient une présentation de l’entreprise, un descriptif du besoin de financement, une analyse financière détaillée afin que les prêteurs aient le maximum d’informations pour pouvoir prêter.

PretUp s’engage à une totale transparence des informations communiquées.

PretUp / 3 mars 2017

Comprendre l’analyse financière [Les indicateurs financiers clés] – Feuilleton de l’été n°4

Graphique 2

L’analyse de la situation financière d’une entreprise passe obligatoirement par l’analyse de ses états financiers, peu import sa taille ou son activité. Deux éléments sont essentiels pour l’effectuer, le compte de résultat, et le bilan sur les trois dernières années idéalement.

L’étude de ces états ne doit pas être réalisée en s’intéressant à tous les montants qui y figurent, il faut repérer les éléments significatifs qui  peuvent donner des signes sur la bonne ou la mauvaise gestion de l’entreprise.

Ensuite, ces éléments significatifs doivent être analysés en détail au moyen d’autres justificatifs. Pour cela nous allons voir d’une manière simplifié la liste des principaux indicateurs financiers qu’il convient de connaitre et de maîtriser,  à fin de comprendre d’une manière claire la situation financière d’une société en question.

Pour sélectionner vos indicateurs financiers, vous devez identifier ce dont vous avez besoin en matière d’information financière, pour les établissements financiers, ces indicateurs financiers permettent l’analyse de la capacité d’une entreprise à rembourser ses engagements financiers.

 

Voici une vision simple des principaux indicateurs financiers :

Ratio de l’endettement :

 

  • Le taux d’endettement :

Le taux d’endettement net (Dette Nette / Capitaux Propres), connu sous le nom de Gearing, mesure le niveau d’endettement d’une société par rapport à ses capitaux propres. Plus le ratio est élevé, plus l’entreprise est endettée. De plus, il permet de savoir la structure financière de la société.

Gearing =  ( endettement financier net)/(Capitaux propres )

 

  • Calcul du poids d’endettement :

Poids d’endettement =  ( endettement net)/(Capital financier )

 

Retraitement a effectué :

Dans une perspective financière, il est nécessaire de corriger l’endettement net et les capitaux propres.

 Endettement global net = la dette total – actif de trésorerie – produit de placement

Capitaux propres retraités =  capitaux propres -Capital souscrit non appelé + Subventions d’investissement + provision pour risque et charge

 

NB :

  • on retranche les provisions pour risques et charges si aucun décaissement n’est attendu sinon les provisions pour risques et charges sont reclasser en dettes fournisseurs.
  • Les dettes financières sont constituées de l’ensemble des ressources empruntées auprès des institutions financières  (dettes bancaires et financières à long, moyen et court terme  auquel on ajoute les financements « hors bilan ») :  le crédit bail (en prenant soin de répartir les loyers de crédit bail entre le montant correspondant à l’amortissement du bien loué et le montant correspondant aux frais financiers)

 

Ratio de liquidité :

Liquidité générale =  (actif circulant)/(dettes a court terme)   

Exprime la capacité à faire face à son passif exigible de court terme avec son actif circulant (En vendant aujourd’hui son actif circulant, pourrait-elle rembourser ses dettes de court terme ?) Ce ratio doit être supérieur à 1.

Liquidité réduite  =  (Actif circulant-stocks)/(dettes a court terme )

 

Ratio de liquidité auquel on a retiré les stocks car ceux-ci ont une liquidité incertaine (ce n’est pas parce que l’on décide de vendre son stock qu’il sera immédiatement acheté…)

Il n’y a pas de normes strictes sur leur interprétation. Doit être utilisé dans le cadre de comparaison dans le temps ou avec d’autres entreprises.

 Trésorerie immédiate  =  Disponibilité/(dettes a court terme)

 

 Le besoin en fonds de roulement (BFR) :

 

Le BFR est un indicateur important. Car Il caractérise le besoin de financement nécessaire au cycle d’exploitation de l’entreprise. Une augmentation de l’activité de l’entreprise nécessite notamment de réaliser plus de dépenses au départ pour y faire face.

Un besoin en fonds de roulement très faible ou négatif constitue un facteur stratégique très favorable au développement d’une politique de croissance.

Au total, le niveau du BFR témoigne de la qualité de la position stratégique de l’entreprise car il est le reflet des relations de force qu’elle entretient avec ses clients et ses fournisseurs.

 

Il se calcul comme suit :

BFR = actif circulant (stocks + créances clients) – passif circulant (dettes fournisseurs       + dettes fiscales + dettes sociales).

La rotation des créances client                      =         (créance client )/(CA  TTC)× 360

Il permet de déterminer le délai moyen d’encaissement des créances clients. Le résultat est exprimé en jours de CA (Plus le ratio est élevé, plus les clients tardent à payer).

Les fournisseurs des immobilisations ne sont pas pris en compte (Plus le ratio est élevé, plus l’entreprise tarde à payer ses fournisseurs).

La rotation des stocks et des encours  =  ( stocks et travaux en cours)/(CA HT)    × 360

Le fait de conserver de trop vieux stocks peut être un signe d’alerte sur la trésorerie, une baisse des ventes…

 

PretUp – 21 août 2015

Comprendre l’analyse financière [Les flux de trésorerie] – Feuilleton de l’été n°3

Qu’est ce qu’un tableau de flux de trésorerie  et comment le lire ?

 Un tableau de flux de trésorerie est un tableau qui permet de mesurer les flux de trésorerie par variation de valeurs de postes comptables pendant une période de temps. Il permet d’apprécier la politique de financement, d’investissement, de distribution etc que mène l’entreprise.

Dans son principe, il n’est que la description des flux (d’emplois et de ressources) nés au cours de l’année « n » qui expriment le passage d’un bilan (en valeurs brutes) de l’année « n – 1 » au bilan de l’année « n ». Tous les flux seront donc des flux monétaires (au moins potentiellement) .

On retrouve en ressources :

  • La CAF de l’année
  • L’apport en capital (ici en numéraire). Il faut savoir qu’une incorporation de réserves dans le capital social ne représente pas une ressource
  • Les cessions d’immobilisation sont représentées par le prix de vente
  • La réduction des prêts est représentée par les remboursements reçus
  • Les subventions d’investissement reçues au cours de l’année
  • La diminution du BFR
  • L’augmentation de l’endettement financier (quel qu’en soit le terme), y compris les EENE ;
  • La diminution des liquidités est bien une ressource (réduction d’un emploi)

On retrouve en emplois :

  • Les dividendes versés au cours de l’année.
  • Les investissements d’exploitation et financiers, qui sont les immobilisations acquises au cours de l’année dans le patrimoine de l’entreprise.
  • Augmentation des BFR
  • Réduction de l’endettement financier
  • Augmentation des liquidités

Il va sans dire qu’un tel tableau est par nature équilibré (le total des flux d’emplois est égal au total des flux de ressources).

Pour finir, l’entreprise génère de l’argent grâce à son activité et en consomme une partie lors de ses investissements et son financement.

Le tableau des flux de trésorerie permet de comprendre comment l’entreprise dégage de la trésorerie et quelle est sa politique d’investissement et de financement.

En comprenant ces mécanismes, vous, prêteurs, éviterez plus facilement les sociétés pouvant rencontrer des problèmes de financement.

PretUp – 15 août 2015

Comprendre l’analyse financière [Les soldes intermédiaires de gestion] – Feuilleton de l’été n°2

Graphique 2Les soldes intermédiaires de gestion sont une annexe des comptes annuels. Bien qu’ils ne soient pas obligatoires, ils permettent de décomposer le résultat d’une entreprise pour améliorer le diagnostic financier et identifier les différents facteurs qui sont à l’origine de son  résultat.

On utilise notamment les indicateurs figurant dans les soldes intermédiaires de gestion pour se comparer aux statistiques du secteur voir directement à des concurrents. C’est également un bon outil pour analyser les variations par rapports aux exercices précédents et pour calculer des ratios financiers. D’ailleurs, il est un des éléments composant le prévisionnel financier.

Calcul des soldes intermédiaires de gestion

Les soldes intermédiaires de gestion se calculent  en suivant plusieurs étapes :

  • la marge commerciale ou marge de production,
  • la valeur ajoutée,
  • l’excédent brut d’exploitation,
  • le résultat d’exploitation,
  • le résultat courant avant impôt,
  • le résultat exceptionnel et le résultat net.

1.      La valeur ajoutée

Elle mesure la richesse créée par l’entreprise au cours de son activité,  elle est ensuite répartie entre les facteurs de production (le travail et le capital) et l’Etat à travers les impôts et taxes.

Elle se calcul de la manière suivante :

Valeur ajoutée  = Marge commerciale + production de l’exercice – consommations de l’exercice en provenance

Où :

Valeur ajoutée = marge globale – services extérieurs et autres charges externes

Avec :

  • Marges globale = marge commerciale + marge de production
  • Marge commerciale = vente de marchandises – Coût d’achat des marchandises vendues (achats de marchandises +/-  variation de stocks de marchandises)
  • La marge commerciale permet l’appréciation de la performance dégagée lors de l’activité commerciale.
  • Marge de production = Production de l’exercice (production vendue+/- production stockée+ production immobilisée) – Coût d’achat des matières premières consommées (achats de matières premières et autres approvisionnements +/- variations de stocks de matières premières et autres approvisionnements.
  • La marge industrielle appréhende la performance dégagée lors de l’activité industrielle.

 

2.     L’excédent brut d’exploitation

Il  représente le flux de trésorerie généré par l’activité principale de l’entreprise.

Sans tenir compte de la politique de financement et d’investissement de l’entreprise, ni des événements exceptionnels, il se calcul comme suit :

 

L’excédent brut d’exploitation EBE (EBITDA) =  Valeur ajoutée + subventions d’exploitation – Impôts, taxes et versements assimilés – Charges de personnel (Salaires et traitements+ Charges sociales).

 

3.    Le résultat d’exploitation

Le résultat d’exploitation  correspond à la différence entre les produits et les charges liées à l’exploitation, il mesure la capacité de l’entreprise à générer des ressources avec son activité principale et sa performance économique, sans prendre en compte les éléments financiers et exceptionnels, ce dernier se calcule comme suit :

Résultat d’exploitation Produits d’exploitation – Charges d’exploitation.

Ou 

Résultat d’exploitation : Excédent Brut d’Exploitation + Reprises sur provisions d’exploitation + Autres produits d’exploitation – Dotation aux amortissements et provisions – Autres charges d’exploitation.

 

4.   Le résultat courant avant impôt

Il permet donc de mesurer l’impact de la politique financière de l’entreprise sur son résultat d’exploitation, il se mesure comme suit :

Résultat courant avant impôt : Résultat d’exploitation +/- Résultat financier (produits financiers – charges financières).

 

5.     Le résultat exceptionnel

Il  représente le résultat réalisé par une entreprise lors des ces opérations non ordinaire (une cession d’immobilisation, un remboursement exceptionnel…). Il s’agit donc des produits et des charges qui ne sont pas liés à l’activité ordinaire de l’entreprise, se dernier se calcule comme suite :

Résultat exceptionnel : Produits Exceptionnels – Charges Exceptionnelles.

 

6.    Le résultat net

Le résultat net traduit l’enrichissement ou l’appauvrissement de l’entreprise sur une période bien déterminée, c’est la différence entre le total des produits et le total des charges de cette période. Il s’agit en fait de la part revenant aux actionnaires après que les créanciers et l’Etat ont perçu leur part. Ce résultat net peut donc être distribué sous forme de dividendes, ou mis en réserves (et augmenter ainsi le montant des capitaux propres de l’entreprise.

Graphique 3

Comment analyser un projet sur une plateforme de crowdlending

Les informations sur l’entreprise qui recherche un financement via le crowdlending dépendent de la plateforme ; je vous propose de détailler de façon générale le principe de l’analyse financière. Ce diagnostic doit permettre d’analyser l’entreprise, afin d’appréhender et de s’interroger sur les principaux risques qu’elle assume.  Sur quelle base d’informations financières et économiques peut-on se baser ? A partir des documents comptables et financiers de synthèse mis à disposition par la plateforme (bilan, compte de résultat, tableau de flux) ou les données économiques (détention du capital, contexte juridique et historique dans lequel elle évolue, ses produits ou services, ses marchés, sa structure de production, le personnel, ses perspectives et prévisions de croissance à long terme), un diagnostic financier peut être établi. D’autres informations extra financières peuvent donner des renseignements sur l’entreprise comme la politique générale, son organisation, son management, sa politique commerciale, de communication, ses rapports avec ses différents partenaires (fournisseurs, clients, banquiers ..), des publications de presse, des études sectoriels.

L’analyse de la structure financière et de l’équilibre financier doit permettre de porter un jugement sur la liquidité et la solvabilité de cette dernière. Cette analyse est réalisée à partir de ratios et d’indicateurs qui peuvent être décisifs dans sa décision de prêter à cette entreprise. Nous pouvons citer les ratios de liquidité, les rations d’indépendance financière, les ratios d’endettement, le besoin de fonds de roulement.. ou encore les soldes intermédiaires de gestion (taux de variation du chiffre d’affaires, production de l’exercice, marge commerciale, excédent brut d’exploitation, capacité d’auto financement..). Pour permettre à la communauté des Prêteurs d’une plateforme de crowdlending de prendre sa décision en toute connaissance de cause, il est nécessaire et obligatoire que les informations sur les derniers résultats financiers (liasses fiscales des deux dernières années) de l’entreprise qui emprunte soient en libre accès.

En synthèse, il est important d’étudier à minima les critères principaux cités dessus, en se rappelant la règle des 5M : Man (pour les dirigeants d’entreprise : âge, ancienneté dans la gestion..), Management (ressources de l’entreprise), Marché (sur quel secteur d’activité est positionné l’entreprise, est il en croissance ou en crise), Marchandise ou Produit (quel est le produit ou le service proposé), Money (santé financière de l’entreprise).

PretUp – 15 mars 2015

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