La métamorphose du marché du travail


Les contrats de travail sont multiples, et chacun d’entre eux correspond à une situation bien précise. Si le contrat à durée indéterminée (CDI) reste le plus classique, de nombreux types de contrats cohabitent : le contrat à durée déterminée (CDD), les contrats saisonniers, mais aussi les contrats aidés ainsi que les contrats de travail en alternance.

Aujourd’hui, en France, 88 % des salariés (hors intérim) sont en contrat à durée indéterminée (CDI) et 12 % en contrat à durée déterminée (CDD) en 2017. Cette part de CDD dans l’emploi salarié a augmenté fortement entre 1982 et 2002, puis plus modérément.
Au sein des flux d’embauches en CDD et CDI, la part des CDD a nettement progressé en vingt-cinq ans, notamment à partir des années 2000, passant de 76 % en 1993 à 87 % en 2017. Cette évolution structurelle dans les mouvements de main-d’œuvre s’accompagne d’une forte hausse des contrats de très courte durée.

Pourquoi les entreprises privilégient les contrats à court terme ?

Le principal motif : les besoins des entreprises limités dans le temps
En fait, ce qui motive surtout les employeurs dans leur choix de privilégier le CDD au détriment du CDI c’est d’abord le fait que leur besoin est limité dans le temps. ce qui s’avère cohérent avec les motifs juridiques du recours au CDD. La deuxième raison invoquée tient dans le fait qu’un CDD permet d’évaluer les compétences d’un salarié avant d’éventuellement de le recruter durablement. La volonté de limiter les risques en cas de ralentissement de l’activité et l’habitude de recruter en CDD est aussi évoquée les établissements.

Nouveau contrat court, l’hôtellerie restauration travaille sur une nouvelle forme de contrat.

L’Umih, qui est le principal syndicat de la branche cafés hôtels-restaurants, propose de créer un nouveau contrat, nommé « contrat de mobilités » à durée indéterminée et ultra-flexible, sans toucher aux droits d’indemnisation chômage des salariés entre deux missions. L’employeur aurait une surcotisation à payer. Pour l’Umih, « face à un marché du travail contraint par les comportements de consommation, on a mis en place un système totalement inadapté, sans garde-fou ». Les effets pervers et les surcoûts entraînés par la « permittence » ne sont donc pas éludés par le syndicat. Et c’est justement pour les supprimer qu’il propose de créer un nouveau contrat de travail.

Baptisé « contrat de mobilités », il s’agirait d’un contrat « ombrelle » à durée indéterminée, porté par une plate-forme agréée par la branche et qui regrouperait les différentes missions d’un salarié pour différents établissements. Une durée maximum de recours serait imposée pour un même employeur.

sources: « les echos », « le figaro », legisocial.fr »

PretUp, le 07/02/2019