Les FinTech qui cartonnent à l’étranger

Cette semaine, revenons sur le sujet des Fintech ! Et plus particulièrement sur les 5 Fintech qui bousculent le système bancaire !

FinTech V2

L’intérêt des investisseurs est éveillé par les Fintech. Ces start up ne cessent d’innover que ce soit dans les produits que dans les services financiers. En 2014, les investissements en capital-risque dans le secteur ont triplé, à 12,2 milliards de dollars, d’après Accenture. Nous allonc vous présenter les 5 grandes Fintech qui dérange les banques :

  • Lending Club

Fondée en 2007 à New York par le Français Renaud Laplanche, cette entreprise édite une place de marché mettant en relation prêteurs et emprunteurs. Huit ans après son lancement, elle revendique plus de 880 000 crédits octroyés, totalisant 11 milliards de dollars de prêts. La société s’est introduite en bourse en décembre dernier : résultat des courses : une levée de fond d’un milliard de dollars.

  • TransferWise

Taavet Hinrikus et Kristo Kaarmann, les deux fondateurs de TransferWise, ont fait dès 2010 le pari du peer-to-peer. Cette start-up britannique édite une plateforme pour envoyer de l’argent à l’étranger. Pour séduire les clients, elle revendique des frais de virement 90% plus faibles que les banques.

Depuis, TransferWise est entré, selon le Financial Times, dans le club des «licornes», ces start-up non cotées en Bourse valorisées plus de 1 milliard de dollars, depuis un tour de table de 58 millions de dollars en janvier. En février, l’entreprise revendiquait 4,5 milliards de livres (plus de 6 milliards d’euros à date) déjà transférés via sa plateforme.

  • Crédit Karma

Kredit Karma a développé une application mobile qui permet d’obtenir, après chaque achat, une nouvelle évaluation du credit score (capacité de remboursement), et propose des recommandations selon leurs objectifs.

La société se présente ensuite comme une plateforme à partir de laquelle les annonceurs peuvent émettre des publicités ciblées selon les profils des internautes, et pour les institutions bancaires commercialiser leurs offres.

  • Kantox

Kantox est une place de marché pour échanger des devises de pair à pair réservé uniquement aux  entreprises. Plus précisément, ce sont les PME et les entreprises de tailles intermédiaires qui sont ciblées.

Fondée en 2011, Kantox va bientôt franchir le cap des 2 milliards de dollars échangés sur sa plateforme. Et des transactions supérieures à 10 millions d’euros ont régulièrement lieu.

  • Funding Circle

Funding Circle est une place de marché qui connecte les entreprises qui recherchent un crédit, avec des bailleurs.Fondée en 2010 par Samir Desai, Andrew Mullinger et James Meekings, l’entreprise s’est lancée en 2013 aux Etats-Unis avec l’ouverture d’un second siège social à San Francisco. Depuis, la société affirme que plus de 1 milliard de dollars ont été prêtés à plus de 10 000 entreprises via sa plateforme.

PretUp – 25/09/2015

Fin Tech and mobile computing concept. Hand holding tablet

Chaque matin on entend parler de la Fintech, mais c’est quoi vraiment ?

La FinTech est la combinaison entre la technologie et la finance, qui décrit un secteur de services financiers naissant au 21e siècle. Elle a pour objectif de réinventer les services clients dans ce secteur financier, peu enclin aux inoovations technologiques.

Depuis quelques années (principalement aux Etats-Unis et en Angleterre après le boom des BioTech), le terme s’est étendu dans les pays européenns pour inclure n’importe quelles innovations technologiques dans le secteur financier, y compris des innovations dans l’alphabétisation financière et l’enseignement.

Voici un aperçu de quelques secteurs de la FinTech :

Robo-Advisor :

Robo-Advisor connu sous le nom de Wealthfront, Betterment ou LearnVestse est une plateforme en ligne, qui propose une gestion de portefeuille automatisée basée sur des calculs algorithmiques, en utilisant  les mêmes logiciels que des conseillers traditionnels.

Or actuellement ces Robo-Advisor offrent seulement la gestion de portefeuilles personnalisée (détermination pour un montant d’investissement donné de la part en actions, en assurance vie  selon le profil risque de l’investisseur..), mais ne s’impliquent pas pour le moment dans les aspects plus personnels de la gestion de patrimoine (impôts, retraite…)

Les activités de « crowdfunding » :

Le crowdfunding est un nouveau mode alternatif de récolte de fonds, qui envisage le financement d’un projet par l’appel à  la foule, que ça soit un projet artistique (musique, film, édition…) ou d’investissement pour les entreprises (projet entrepreneurial, création de startups, soutiens d’un projet de proximité…).

Le porteur de projet bénéficie de la possibilité de déposer son projet, son idée ou son innovation au sein d’une plateforme internet dédiée, qui selon des critères financiers et stratégiques, peut être publiée devant un large public qui a le droit de sélectionner le projet qui lui tient a cœur.

Dans la plupart des cas, c’est le regroupement d’un grand nombre de personnes qui souhaitent soutenir l’économie réelle en investissant en général de petits montants, qui permettent aux porteurs de projets de trouver les fonds nécessaires à leur développement. C’est dans ce domaine que PretUp a développé sa plateforme technologique et a ouvert son activité de prêts aux entreprises.

Paiement mobile et les applications mobiles :

Ce sont de services bancaires qui permettent de gérer ces activités bancaires sur le mobile, afin de maîtriser ses dépenses ou ses choix d’investissements.  Depuis nombreuses années, les banques et des start-up ont lancé en France des projets pour proposer le paiement mobile directement dans les points de vente physique sans réussir à trouver son marché; le paiement inter-mobile quant à lui se développe plus facilement.

Les monnaies virtuelles (bitcoin) : 

Ce sont des valeurs monétaires dématérialisées ayant le même objectif que l’argent réel, celui de l’achat ou la vente des biens ou services en ligne à partir d’un site web. Leur fonctionnement requiert l’existence des devises et de porte-monnaie électronique.

Agrégation de compte bancaire :

 Ces services (Personal Finance Management PFM en anglais) accessibles depuis internet, permettent de consolider plusieurs comptes bancaires dans une même interface,  afin d’offrir après un tri, une visualisation globale sous forme de graphique et de tableau de ses dépenses et ses recettes.

PretUp – 20/09/2015

 

 

Le prélèvement à la source des impôts

GOUVERNEMENT-FISCALITE-IMPOTSLe prélèvement, également appelé «  retenue » à la source est un mode de recouvrement de l’impôt. Ce dernier consiste à faire prélever son montant par un tiers payeur au moment du versement au contribuable des revenus sur lesquels porte l’impôt.

On peut noter qu’en France, près de la moitié des prélèvements obligatoires, principalement les cotisations sociales et la contribution sociale généralisée (CSG), sont déjà prélevés à la source.

En 2018, le Gouvernement compte mettre en place ce mode de recouvrement de l’impôt sur le revenu. Cette mesure offre de nombreux avantages à l’Etat puisqu’elle permettra d’encaisser de façon régulière, c’est-à-dire tous les mois,  l’impôt. Cela simplifierai les procédures administratives car cela supprimerai les appels et les prélèvements. Néanmoins, cette mesure se révèle avantageuse pour les salariés mais non pour les entreprises.

1. Une mesure avantageuse pour les salariés

La mesure du prélèvement à la source permettrait de faire disparaitre les problèmes de trésorerie que certains salariés sont confrontés. En effet, les salariés ayant des revenus en diminution font face à ce type de problème. La disparition du décalage entre l’année de perception du revenu et celle du paiement de l’impôt permettrait de résoudre ce problème. De plus,  les salariés auraient une meilleure vision de leurs revenus : leur revenu serait net après impôt dès le versement de la paie.

2. Néanmoins cette mesure représente une contrainte pour les entreprises,

Si l’Etat se débarrasse des charges administratives, ce sont les entreprises qui récupèrent cette opération ! En effet, les entreprises deviendront donc collectrices d’impôt pour l’Etat. Cela représente des charges administratives et d’organisation supplémentaire.

Les petites entreprises auront donc deux façons d’agir :

Soit elles produiront leurs fiches de paie de manière autonome. Cela impliquera certainement une forme de sous traitance afin de ne pas consacrer du temps supplémentaire pour cela.

Soit elles externalisent déjà leurs fiches de paie et donc le prix de la prestation augmentera de ce fait.

Du côté des PME et les grandes entreprises, ce mode de prélèvement aura également un impact.

En effet, les entreprises qui gèrent la paie en interne vont devoir réorganiser leur programme en mettant à jour les taux d’imposition de manière individuelle, c’est-à-dire propres à chaque salarié, faire les modifications nécessaires en cas de changements de situation familiales etc. Cela représente donc un coût supplémentaire car le temps passé pour traiter la situation d’un salarié sera plus important.

De plus, les logiciels spécialisés dans le traitement de la paie devront faire évoluer leurs programmes et cela aura donc un coût pour l’entreprise.

Cette réforme aura donc des avantages comme des inconvénients et il reste encore de nombreux points à éclaircir avant la mise en place de celle-ci. L’Etat a encore trois ans pour finaliser cette mise en place.

 

PretUp 05/09/2015

 

Développement de l’économie collaborative – Focus sur AirBnB

AirBnb

Partager sa voiture, son logement, son marteau… Par le biais de la consommation collaborative, c’est toute une nouvelle économie qui prend forme en France.

L’économie collaborative inclut la consommation collaborative (AMAPcouchsurfingcovoiturage etc.) mais également les modes de vie collaboratifs (coworkingcolocationhabitat collectif), la finance collaborative (crowdfunding, prêt d’argent de pair à pair, monnaies alternatives…

BlaBlaCar, Airbnb ou autre Bon Coin ne sont plus, aujourd’hui, au rang de starts-up. La première affiche une croissance annuelle de 200%, la deuxième 185 millions d’euros de retombées directes ou indirectes pour la ville de Paris et la troisième compte 3,5 millions de visiteurs uniques par jour.

Aujourd’hui nous allons nous intéresser à la société Airbnb. Airbnb est une société qui a vu le jour en 2008. « Air bed and breakfast » est une réelle révolution et une alternative à la location de chambres hôtelières. Sur le site, on compte plus de 500 000 annonces en plus de 33 000 villes et 192 pays. Airbnb dérange. En effet, la société est vue comme une concurrence déloyale par les hôteliers.

Afin de palier à ce malaise et de rétablir une certain équité avec les hôteliers, Airbnb a décidé qu’elle collecterait, à partir d’octobre 2015,  la taxe de séjour à Paris. En effet, Paris est la première destination mondiale pour le site internet et compte, à ce jour, plus de 40 000 logements disponibles en ligne sur le site.

Dès le 1er octobre donc, un montant de 0.83 euros devra être payé en plus par nuit et par voyageur. Cela correspond à la taxe pour la catégorie « meublés touristiques non classés » incluant la taxe municipale et la taxe départementale. Ce montant sera reversé à la ville. Pour la ville de Paris, c’est un gagne-pain considérable puisque cela permettrait de récolter jusqu’à 10 millions d’euros en 2016.

PretUp – 28 août 2015

AirBnB2

Comprendre l’analyse financière [Les indicateurs financiers clés] – Feuilleton de l’été n°4

Graphique 2

L’analyse de la situation financière d’une entreprise passe obligatoirement par l’analyse de ses états financiers, peu import sa taille ou son activité. Deux éléments sont essentiels pour l’effectuer, le compte de résultat, et le bilan sur les trois dernières années idéalement.

L’étude de ces états ne doit pas être réalisée en s’intéressant à tous les montants qui y figurent, il faut repérer les éléments significatifs qui  peuvent donner des signes sur la bonne ou la mauvaise gestion de l’entreprise.

Ensuite, ces éléments significatifs doivent être analysés en détail au moyen d’autres justificatifs. Pour cela nous allons voir d’une manière simplifié la liste des principaux indicateurs financiers qu’il convient de connaitre et de maîtriser,  à fin de comprendre d’une manière claire la situation financière d’une société en question.

Pour sélectionner vos indicateurs financiers, vous devez identifier ce dont vous avez besoin en matière d’information financière, pour les établissements financiers, ces indicateurs financiers permettent l’analyse de la capacité d’une entreprise à rembourser ses engagements financiers.

 

Voici une vision simple des principaux indicateurs financiers :

Ratio de l’endettement :

 

  • Le taux d’endettement :

Le taux d’endettement net (Dette Nette / Capitaux Propres), connu sous le nom de Gearing, mesure le niveau d’endettement d’une société par rapport à ses capitaux propres. Plus le ratio est élevé, plus l’entreprise est endettée. De plus, il permet de savoir la structure financière de la société.

Gearing =  ( endettement financier net)/(Capitaux propres )

 

  • Calcul du poids d’endettement :

Poids d’endettement =  ( endettement net)/(Capital financier )

 

Retraitement a effectué :

Dans une perspective financière, il est nécessaire de corriger l’endettement net et les capitaux propres.

 Endettement global net = la dette total – actif de trésorerie – produit de placement

Capitaux propres retraités =  capitaux propres -Capital souscrit non appelé + Subventions d’investissement + provision pour risque et charge

 

NB :

  • on retranche les provisions pour risques et charges si aucun décaissement n’est attendu sinon les provisions pour risques et charges sont reclasser en dettes fournisseurs.
  • Les dettes financières sont constituées de l’ensemble des ressources empruntées auprès des institutions financières  (dettes bancaires et financières à long, moyen et court terme  auquel on ajoute les financements « hors bilan ») :  le crédit bail (en prenant soin de répartir les loyers de crédit bail entre le montant correspondant à l’amortissement du bien loué et le montant correspondant aux frais financiers)

 

Ratio de liquidité :

Liquidité générale =  (actif circulant)/(dettes a court terme)   

Exprime la capacité à faire face à son passif exigible de court terme avec son actif circulant (En vendant aujourd’hui son actif circulant, pourrait-elle rembourser ses dettes de court terme ?) Ce ratio doit être supérieur à 1.

Liquidité réduite  =  (Actif circulant-stocks)/(dettes a court terme )

 

Ratio de liquidité auquel on a retiré les stocks car ceux-ci ont une liquidité incertaine (ce n’est pas parce que l’on décide de vendre son stock qu’il sera immédiatement acheté…)

Il n’y a pas de normes strictes sur leur interprétation. Doit être utilisé dans le cadre de comparaison dans le temps ou avec d’autres entreprises.

 Trésorerie immédiate  =  Disponibilité/(dettes a court terme)

 

 Le besoin en fonds de roulement (BFR) :

 

Le BFR est un indicateur important. Car Il caractérise le besoin de financement nécessaire au cycle d’exploitation de l’entreprise. Une augmentation de l’activité de l’entreprise nécessite notamment de réaliser plus de dépenses au départ pour y faire face.

Un besoin en fonds de roulement très faible ou négatif constitue un facteur stratégique très favorable au développement d’une politique de croissance.

Au total, le niveau du BFR témoigne de la qualité de la position stratégique de l’entreprise car il est le reflet des relations de force qu’elle entretient avec ses clients et ses fournisseurs.

 

Il se calcul comme suit :

BFR = actif circulant (stocks + créances clients) – passif circulant (dettes fournisseurs       + dettes fiscales + dettes sociales).

La rotation des créances client                      =         (créance client )/(CA  TTC)× 360

Il permet de déterminer le délai moyen d’encaissement des créances clients. Le résultat est exprimé en jours de CA (Plus le ratio est élevé, plus les clients tardent à payer).

Les fournisseurs des immobilisations ne sont pas pris en compte (Plus le ratio est élevé, plus l’entreprise tarde à payer ses fournisseurs).

La rotation des stocks et des encours  =  ( stocks et travaux en cours)/(CA HT)    × 360

Le fait de conserver de trop vieux stocks peut être un signe d’alerte sur la trésorerie, une baisse des ventes…

 

PretUp – 21 août 2015

Emergence de nouveaux moyens de paiement dans la sphère bancaire

Paiement mobile V2De nouveaux modèles de banques et de services bancaires voient le jour grâce  aux avancées technologiques et aux opportunités liées à l’ouverture du marché par les évolutions réglementaires.

Une étude démontre que l’utilisation de services bancaires en ligne  a augmenté de 200% entre 2011 et 2012. Les banques en ligne comptent environ 3 millions de clients alors que le marché ne représente que 5% du secteur. Comme expliqué dans l’article précédent, pour faire face à cette concurrence, les banques de réseau développent, elles aussi, leurs propres agences en ligne.  Les banques de réseau développent des filiales uniquement en ligne.

Deux stratégies peuvent être adoptées :

  • Soit elles se positionnent comme un canal de communication qui vient compléter le réseau déjà existant.

La banque offre les mêmes services que son agence mais elle privilégie le relationnel. En effet, grâce aux canaux à distance, le client peut être rattaché à un conseiller particulier, qu’il pourra contacter par mails, téléphone ou encore visio- conférence.

  • Soit elles se positionnent comme une e-banque concurrente de la banque de détail dont elle est filiale.

La banque en ligne va décider de se diversifier en se spécialisant sur un type de produit en particulier.  Elle est une banque virtuelle indépendante : elle propose tous les services d’une banque classique, la relation client est maintenue, il y a possibilité d’échanger des documents …

  • Les nouveaux moyens de paiement.

Ces dernières années, nous avons vu l’émergence de nouveaux moyens de paiement. En effet, grâce à l’entrée en vigueur des normes SEPA, la création du statut d’établissement de paiement et de monnaie électronique, l’e-commerce et le mobile … les moyens de paiements sont devenus de plus en plus nombreux.

  • Mise en place de Paypal

Paypal est une filiale d’E-bay qui bénéficie du statut « Etablissement de crédit » depuis 2007.

C’est un service de paiement en ligne qui permet de payer vos achats, de recevoir de l’argent ou d’en envoyer. Vous devez créer un compte, transmettre vos coordonnées bancaires.  Paypal tente de se diversifier en rentrant dans le crédit à la consommation aux particuliers et le financement des entreprises.

  • La carte bancaire sans contact :Carte NFC

il suffit d’approcher une carte équipée de la technologie NFC (Near Field Communication) d’un terminal de paiement électronique (TPE) adapté pour payer les achats de moins de 20 euros sans avoir à entrer son code secret (le PIN reste nécessaire pour les montants supérieurs).

 

  • Le paiement mobile

Le paiement mobile est très à la mode en ce moment. En effet, à travers le monde, la tendance se confirme. Le m- payment est très apprécié. Il n’y a pas seulement que les banques qui développent le m-payment. En effet, Google et Microsoft se sont lancés sur ce marché. Les banques pour faire face à cette concurrence ont développé des portefeuilles électroniques comme S-Money pour BPCE ou Paylib pour BNP PARIBAS.

L’omniprésence du téléphone portable dans notre société encourage le paiement mobile. On ne compte plus d’ailleurs les solutions de paiement mobiles, avec ou sans contact QR code, de nombreuses start-up européennes s’étant lancées sur ce créneau : LemonWay, Leetchi , Le Pot Commun, PyPlug, Ciyzi, Paytop….

PretUp – 21 août 2015

 

 

Impact du numérique sur la relation clients- banques

Le numérique  a pris une place importante dans notre société. Cela a eu de nombreux impacts. Nous allons nous intéresser à l’impact du digital sur les réseaux bancaires. L’arrivée du numérique ainsi que son expansion a fait évoluer les comportements des clients bancaires, qui sont toujours plus exigeants. De nombreux acteurs sur le marché ont vu le jour, notamment sur les moyens de paiement. Cela a permis l’évolution de la législation et de nouvelles opportunités de conquête de marché ont vu le jour. Les banques ont du sans cesse se renouveler et innover afin de toujours rester dans la course. C’est pourquoi les banques ne cessent d’optimiser l’expérience client en passant par internet.. En effet, les banques s’adaptent. Cette adaptation impactent les différents métiers liés aux réseaux bancaires : leurs activités, leur environnement et leurs compétences.

Les attentes des clients

Avec le numérique, le comportement des clients a bien changé. On constate que le client devient de plus en plus exigeant vis-à-vis de sa banque à qui il confie son épargne ou de son conseiller bancaire. Le client attend de sa banque une forte interactivité et une continuité de service. Avec internet, il obtient une information 24h/24 c’est pourquoi le client ne supporte plus de devoir être contraint par un délai, par des horaires d’agences ou autre. Le client veut tout et tout de suite. C’est l’ère de la désintermédiation. Les clients ne veulent plus passer par un intermédiaire. Les banques se sont dans un premier temps adaptés en développant des calls centers dans les années 90. Aujourd’hui, les banques ont toutes des applications mobiles accessibles depuis un ordinateur ou un Smartphones. Chaque Banque a également développé sa propre concurrence, avec un modèle low-cost de banque en ligne, sans conseiller physique.

Malgré cela, le client est en attente de conseils personnalisés et adaptés à ses besoins. Le client est replacé au centre et la relation que la banque entretient avec ce dernier doit être personnalisée. Les banques ont donc décidé  de rencontrer leur client une fois par an au minimum et conservent l’historique du client afin  de connaitre mieux le client.

Comment réagissent les banques ?

La banque a fait de l’optimisation de l’expérience client une priorité. La banque souhaite mieux connaitre ses clients afin de mieux les servir. Pour cela, les banques enregistrent les données interpersonnelles, les données d’interaction homme/machine et les données inter-machines.  Ces données sont captées en internet grâce à des systèmes d’informations très développés. Grâce à cela, les banques peuvent proposer des services personnalisés. C’est un réel avantage concurrentiel.

Afin de se faire connaitre et de promouvoir leur marque, les banques se sont attaquées aux réseaux sociaux. En effet, de plus en plus de banques sont présentes sur les différents réseaux. Grâce aux médias numériques, les banques améliorent leur capital confiance car les clients peuvent trouver, dans les communautés virtuelles, de l’information et du conseil.

De plus, le numérique permet de renforcer la qualité du conseil. Les outils numériques permettent en effet de présenter des offres de manière ludique, de réaliser des simulations, et d’augmenter les interactions.

Pour conclure, l’arrivée du numérique et surtout son expansion a considérablement changé les relations entre les banquiers et leurs clients. Les banques ont du s’adapter afin d’être toujours concurrentes.

PretUp – 15 août 2015

Comprendre l’analyse financière [Les flux de trésorerie] – Feuilleton de l’été n°3

Qu’est ce qu’un tableau de flux de trésorerie  et comment le lire ?

 Un tableau de flux de trésorerie est un tableau qui permet de mesurer les flux de trésorerie par variation de valeurs de postes comptables pendant une période de temps. Il permet d’apprécier la politique de financement, d’investissement, de distribution etc que mène l’entreprise.

Dans son principe, il n’est que la description des flux (d’emplois et de ressources) nés au cours de l’année « n » qui expriment le passage d’un bilan (en valeurs brutes) de l’année « n – 1 » au bilan de l’année « n ». Tous les flux seront donc des flux monétaires (au moins potentiellement) .

On retrouve en ressources :

  • La CAF de l’année
  • L’apport en capital (ici en numéraire). Il faut savoir qu’une incorporation de réserves dans le capital social ne représente pas une ressource
  • Les cessions d’immobilisation sont représentées par le prix de vente
  • La réduction des prêts est représentée par les remboursements reçus
  • Les subventions d’investissement reçues au cours de l’année
  • La diminution du BFR
  • L’augmentation de l’endettement financier (quel qu’en soit le terme), y compris les EENE ;
  • La diminution des liquidités est bien une ressource (réduction d’un emploi)

On retrouve en emplois :

  • Les dividendes versés au cours de l’année.
  • Les investissements d’exploitation et financiers, qui sont les immobilisations acquises au cours de l’année dans le patrimoine de l’entreprise.
  • Augmentation des BFR
  • Réduction de l’endettement financier
  • Augmentation des liquidités

Il va sans dire qu’un tel tableau est par nature équilibré (le total des flux d’emplois est égal au total des flux de ressources).

Pour finir, l’entreprise génère de l’argent grâce à son activité et en consomme une partie lors de ses investissements et son financement.

Le tableau des flux de trésorerie permet de comprendre comment l’entreprise dégage de la trésorerie et quelle est sa politique d’investissement et de financement.

En comprenant ces mécanismes, vous, prêteurs, éviterez plus facilement les sociétés pouvant rencontrer des problèmes de financement.

PretUp – 15 août 2015

Comprendre l’analyse financière [Les soldes intermédiaires de gestion] – Feuilleton de l’été n°2

Graphique 2Les soldes intermédiaires de gestion sont une annexe des comptes annuels. Bien qu’ils ne soient pas obligatoires, ils permettent de décomposer le résultat d’une entreprise pour améliorer le diagnostic financier et identifier les différents facteurs qui sont à l’origine de son  résultat.

On utilise notamment les indicateurs figurant dans les soldes intermédiaires de gestion pour se comparer aux statistiques du secteur voir directement à des concurrents. C’est également un bon outil pour analyser les variations par rapports aux exercices précédents et pour calculer des ratios financiers. D’ailleurs, il est un des éléments composant le prévisionnel financier.

Calcul des soldes intermédiaires de gestion

Les soldes intermédiaires de gestion se calculent  en suivant plusieurs étapes :

  • la marge commerciale ou marge de production,
  • la valeur ajoutée,
  • l’excédent brut d’exploitation,
  • le résultat d’exploitation,
  • le résultat courant avant impôt,
  • le résultat exceptionnel et le résultat net.

1.      La valeur ajoutée

Elle mesure la richesse créée par l’entreprise au cours de son activité,  elle est ensuite répartie entre les facteurs de production (le travail et le capital) et l’Etat à travers les impôts et taxes.

Elle se calcul de la manière suivante :

Valeur ajoutée  = Marge commerciale + production de l’exercice – consommations de l’exercice en provenance

Où :

Valeur ajoutée = marge globale – services extérieurs et autres charges externes

Avec :

  • Marges globale = marge commerciale + marge de production
  • Marge commerciale = vente de marchandises – Coût d’achat des marchandises vendues (achats de marchandises +/-  variation de stocks de marchandises)
  • La marge commerciale permet l’appréciation de la performance dégagée lors de l’activité commerciale.
  • Marge de production = Production de l’exercice (production vendue+/- production stockée+ production immobilisée) – Coût d’achat des matières premières consommées (achats de matières premières et autres approvisionnements +/- variations de stocks de matières premières et autres approvisionnements.
  • La marge industrielle appréhende la performance dégagée lors de l’activité industrielle.

 

2.     L’excédent brut d’exploitation

Il  représente le flux de trésorerie généré par l’activité principale de l’entreprise.

Sans tenir compte de la politique de financement et d’investissement de l’entreprise, ni des événements exceptionnels, il se calcul comme suit :

 

L’excédent brut d’exploitation EBE (EBITDA) =  Valeur ajoutée + subventions d’exploitation – Impôts, taxes et versements assimilés – Charges de personnel (Salaires et traitements+ Charges sociales).

 

3.    Le résultat d’exploitation

Le résultat d’exploitation  correspond à la différence entre les produits et les charges liées à l’exploitation, il mesure la capacité de l’entreprise à générer des ressources avec son activité principale et sa performance économique, sans prendre en compte les éléments financiers et exceptionnels, ce dernier se calcule comme suit :

Résultat d’exploitation Produits d’exploitation – Charges d’exploitation.

Ou 

Résultat d’exploitation : Excédent Brut d’Exploitation + Reprises sur provisions d’exploitation + Autres produits d’exploitation – Dotation aux amortissements et provisions – Autres charges d’exploitation.

 

4.   Le résultat courant avant impôt

Il permet donc de mesurer l’impact de la politique financière de l’entreprise sur son résultat d’exploitation, il se mesure comme suit :

Résultat courant avant impôt : Résultat d’exploitation +/- Résultat financier (produits financiers – charges financières).

 

5.     Le résultat exceptionnel

Il  représente le résultat réalisé par une entreprise lors des ces opérations non ordinaire (une cession d’immobilisation, un remboursement exceptionnel…). Il s’agit donc des produits et des charges qui ne sont pas liés à l’activité ordinaire de l’entreprise, se dernier se calcule comme suite :

Résultat exceptionnel : Produits Exceptionnels – Charges Exceptionnelles.

 

6.    Le résultat net

Le résultat net traduit l’enrichissement ou l’appauvrissement de l’entreprise sur une période bien déterminée, c’est la différence entre le total des produits et le total des charges de cette période. Il s’agit en fait de la part revenant aux actionnaires après que les créanciers et l’Etat ont perçu leur part. Ce résultat net peut donc être distribué sous forme de dividendes, ou mis en réserves (et augmenter ainsi le montant des capitaux propres de l’entreprise.

Graphique 3

Comprendre l’analyse d’un bilan financier – Feuilleton de l’été n°1

 

Les différents postes d’un bilan financier

 

Bilan

 

Vous trouverez dans cet article tous les éléments nécessaires pour comprendre un bilan financier.

Avant tout  voici un schéma qui vous permettra de mieux visualiser nos explications :

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Le cycle d’investissement se décrit par l’arrivée dans le patrimoine de l’entreprise de nouvelles immobilisations et par la sortie des anciennes, vendues ou mises au rebut.

Les emplois joints à ce cycle sont les immobilisations figurant au bilan en valeurs brutes. Ils sont qualifiés de « longs » ou « durables » et représentent l’argent qu’il a fallu mobiliser pour doter le patrimoine des terrains, bâtiments, matériels … nécessaires.

En parallèle, les ressources cohérentes avec ces emplois sont :

Il y a les capitaux propres augmentés de tous les amortissements et provisions (de l’actif et du passif).

Les dettes financières à long et moyen terme (plus d’un an), quelle que soit l’échéance à laquelle elles devront être remboursées.

 

La différence entre ces ressources et ces emplois du cycle d’investissement est appelé Fonds de Roulement. Il représente l’excédent de ressources « longues » (par rapport aux emplois « longs ». Très souvent positif, il constitue une ressource stable pouvant financer les opérations d’exploitation (ou opérations courantes)

Le cycle d’exploitation renvoie aux opérations courantes et quotidiennes liées à la production et à la vente des biens et services pour une entreprise dont l’activité est industrielle, à l’achat et la revente en l’état de marchandises s’il s’agit d’une activité de négoce.

Les emplois liés à ce cycle des opérations courantes se lisent à l’actif du bilan, en valeurs brutes. Il s’agit :

  • des stocks de marchandises, de matières premières, de produits en cours de production et de produits finis ;
  • des créances, sur les clients pour l’essentiel, mais aussi sur l’état (TVA), les organismes sociaux …
  • Le poste des créances clients fait l’objet d’un retraitement : le financier lui ajoute le montant des effets portés à l’escompte et non échus (E.E.N.E.) à la date de clôture du bilan (qui figure en annexe au bilan).

Graphique

Les opérations courantes dégagent également certaines ressources : ce sont les dettes non financières figurant au passif du bilan (dettes fournisseurs et dettes fiscales).

Généralement, le cycle d’exploitation implique des besoins de financement supérieurs aux ressources. La différence entre emplois et ressources s’appelle le Besoin en Fonds de Roulement (BFR).

Le dernier cycle est celui des opérations de trésorerie.

Les emplois, ou trésorerie active, sont constitués par les liquidités figurant à l’actif du bilan (Valeurs Mobilières de Placement – ou VMP – et disponibilités – i.e. banque et caisse – ).

Les ressources, ou trésorerie passive, sont les crédits de trésorerie inscrits au passif auxquels on ajoute le montant des EENE.

On définit la trésorerie en retranchant les ressources ainsi constituées des emplois. Cette trésorerie est une ressource qui vient compléter le fonds de roulement pour couvrir les emplois que représente le besoin en fonds de roulement.

 

En espérant que cet article vous a permis de mieux comprendre ce qu’était un bilan financier et donc de mieux comprendre nos analyses financières publiées sur notre site www.pretup.fr

 

Notre prochain article traitera des Soldes Intermédiaires de Gestions.

 

PretUp – 31 juillet 2015

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