Les investissements repartent à la hausse en France

La Banque de France vient de publier un rapport indiquant que les crédits pour les investissements en France avaient atteint leur rythme le plus haut depuis avril 2009. La croissance des encours de   crédit est de 7.1 % sur les douze derniers mois

Les encours de crédit de trésorerie ont également progressé de 3.5 %.

Au total, les encours bancaires que doivent rembourser les entreprises s’élèvent  à 948 milliards en juillet contre 903 milliards l’année dernière. Ces encours sont composés de 663 milliards de crédits d’investissement et de 226 milliards pour de la trésorerie.

Même si le dispositif de suramortissement fiscal a pris fin à la mi-avril comme nous l’avons vu dans un précédent article, il continue de s’appliquer sur les commandes passées avant cette date et influencent positivement cette tendance.

Il faut cependant rester attentif aux risques liés à cette progression des encours. C’est pour cela que le Haut Conseil de la stabilité financière étudie les causes et les effets de cette progression pour prendre les mesures qui s’imposent en cas de besoin.

PretUp / 31 août 2017

Les Banques en ligne ne rapportent pas d’argent …

Malgré leurs filiales physiques plus que bénéficiaires, les banques en ligne ont de grandes difficultés à réaliser du bénéfice. Le marché a ainsi cumulé plus de 80 millions de pertes sur l’exercice 2016.

Le leader sur le marché, Boursorama Banque, une filiale du groupe Société Générale, cumule plus de 24 millions de pertes. Groupama Banque, récemment achetée par Orange et transformée en Orange Bank est en deuxième place avec 21.2 millions de perte. La filiale du Crédit Agricole, B for Bank cumule quant à elle 17.3 millions d’euros . Pour terminer Axa Banque et Monabanq cumulent respectivement 13 millions et 6 millions d’euros de pertes.

Seule exception, la banque Fortuneo, filiale de Crédit Mutuel  Arkéa, qui a réalisé un bénéfice net de 9 millions d’euros.

Certaines banques ne figurent pas dans ce cumul car elles n’ont pas publié leurs comptes.

Les raisons ?

Une forte concurrence car l’offre est trop « éclatée » avec les nombreuses plateformes présentes sur le créneau. Il faut compter presque une filiale banque en ligne pour chaque banque « classique » ainsi que des startups qui ont choisi ce positionnement. L’offre est supérieure à la demande donc car de nombreux français ne souhaitent pas changer leurs habitudes bancaires, surtout pour les détenteurs de prêts immobiliers qui ne facilitent pas la mobilité bancaire. Il faut également prendre en compte les primes de bienvenues versées à l’ouverture d’un compte qui peuvent représenter un coût non négligeable quand on sait que les clients se comptent en centaines de milliers. Certaines comme Monabanq proposent jusqu’à  120 € pour inciter les clients à s’inscrire. Comme la plupart des produits proposés sont gratuits, il est difficile pour ces établissements de crédit de générer assez de Produit net Bancaire pour faire face à leurs charges de fonctionnement. Par ailleurs, les banques en ligne utilisent le système d’informations de la maison mère dont les évolutions sont lourdes en raison de l’ancienneté du système (système Mainframe datant des années 70). Les charges IT des Banques de ligne représentent donc un coût non négligeable dans les bilans financiers par rapport aux FinTechs  (tels que l’allemande N26) qui sont repartis d’une feuille blanche pour construire leur infrastructure informatique.

Pourquoi  continuer alors que les pertes s’accumulent ? Il faut rappeler que les banques en ligne sont une projection long terme, c’est un marché sur lequel il faut être installé pour les futures générations de clients, sous peine de perdre de nombreuses parts de marché à l’avenir. Et continuer d’innover, pour attirer de nouveaux clients est bien évidemment indispensable.

PretUp / 24 août 2017

Les problématiques de financement des chefs d’entreprise : le financement du poste Client

Le financement du poste client :

De nombreuses entreprises réalisent des prestations de services ou de la vente de biens qui ne génèrent pas immédiatement un paiement de la part des clients comme ça peut-être le cas dans les magasins, les boulangeries, etc. Une partie du paiement se fait à la commande, c’est ce qu’on appelle un acompte, et la fin du paiement se fait à 30 ou 60 jours en moyenne en fonction des secteurs d’activités.

Ce qui génère de gros décalages de trésorerie pour l’entreprise car elle doit engager des dépenses pour offrir la prestation aux clients mais n’obtenir la rémunération que bien plus tard, et il n’y a pas toujours la garantie d’être payé en temps et en heure. Quand on sait que 25 % des dépôts de bilan le sont en raison des impayés, il est nécessaire d’avoir des solutions pour palier à ces décalages.

L’affacturage permet de financer par anticipation des créances clients. Elle n’est réservée que pour le commerce entre entreprises (business to business ou B2B) et ne peut pas être utilisée pour les créances sur les particuliers.

C’est un établissement de crédit spécialisé, l’affactureur, qui va gérer l’affacturage. Il propose un contrat à l’entreprise qui regroupe 3 prestations bien distinctes. L’entreprise choisi ce qu’elle souhaite comme prestations :

Recouvrement : c’est la gestion de la relance des débiteurs en cas de retards, l’encaissement et le service contentieux en cas de non-paiement.

Avance de trésorerie : L’affactureur avance les fonds à l’entreprise dès présentation de la facture, en déduisant le montant de ses frais de gestion. La facture n’est pas cédée  et il revient à l’entreprise de relancer le client car en cas de non paiement, elle devra rembourser l’avance à l’affactureur.

Service d’assurance crédit : elle assure une protection contre les impayés clients. La situation de chaque client et prospect est évaluée et l’assurance est mise en place contre tout risque de non-paiement en contrepartie d’une cotisation payée tous les mois.

La solution d’affacturage comprend malgré tout quelques inconvénients :

– Elle met du temps à être mise en place

– Le financement des factures dépend de la solvabilité de l’entreprise, de ses clients et du risque général du portefeuille de clientèles

– Un contrat d’affacturage comprend généralement un pourcentage obligatoire du chiffre d’affaires à céder en affacturage, que l’entreprise ait besoin ou non de la trésorerie

D’autres solutions sont en train d’émerger. Des plateformes  FinTech lancées ces dernières années telles que (Finexkap en France, Edebex en Belgique) proposent une solution plus simple et en lignede que la mise en place de l’affacturage, même si les Factors bancaires ont dernièrement sorti de nouvelles solutions en ligne : nous pouvons citer « Cash-in-time » qui est proposé par le Crédit Agricole (financement des factures en 24h à un coût unitaire de 3.5% ). Elle permet aux entreprises de revendre en quelques clics leurs factures et d’obtenir du cash en quelques jours. Par exemple une facture de 10 000 € sera acheté 9650€ € sur la plateforme.

PretUp / 16 août 2017

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